Graffitis anti-police à la fac de la Sorbonne, Cazeneuve porte plainte

Graffitis antipolice à la fac de la Sorbonne, Cazeneuve porte plainte-01-511

Petit rappel des faits, samedi 8 Octobre 2016, 10 individus ont attaqué à coups de cocktails Molotov 2 véhicules de la Police Nationale dans le quartier de la Grande-Borne à Viry-Châtillon, sur fond de vague guerre de territoire.

Malheureusement deux policiers, une gardienne de la paix et un adjoint de sécurité, ont été grièvement brûlés, et deux autres ont été blessés. Certains policiers ont depuis entamé une grève du zèle, en attendant que les auteurs de ces actes soient arrêtés.

C'est dans ce contexte que des petits malins se sont amusés à tracer des graffitis anti-police dans l'enceinte de l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne, rue de Tolbiac.

« Il n'y a pas de mot pour qualifier ça! Au moment où un collègue est entre la vie et la mort, c'est ignoble de lire des choses comme ça! »
-Yvan Assioma, responsable du syndicat Alliance-Police Paris

Les politiques et les journalistes se sont empressés de relayer et de commenter ce qui aurait pu être considéré comme un épiphénomène, une connerie d'étudiants. Un simple coup de peinture blanche aurait pu suffire. Mais le Ministre de la Justice a préféré en ajouter une couche.

« Les auteurs de ces inscriptions seront identifiés et interpellés. Ils devront en répondre devant la Justice. Ces insultes et incitations aux violences contre les représentants des forces de l'ordre, qui chaque jour exposent leur vie pour protéger celles des autres, sont intolérables et seront sanctionnées avec la plus grande sévérité. »
-Bernard Cazeneuve, Ministre de la Justice

Ce n'est pas une première pourtant, on se souvient qu'en Mai 1968, l'université de La Sorbonne était entièrement recouverte de graffitis et de slogans contestataires. L'université s'est alignée en annonçant dans un communiqué, qu'elle portait plainte à la suite de :

« messages intolérables à l'encontre des fonctionnaires de police laissés sur ses murs, aux antipodes des valeurs qu'elle défend. »

Sans excuser le geste imbécile des assaillants de Viry-Châtillon, on assiste donc à une tempête dans un verre d'eau, peut être censée nous distraire des problèmes évidents éprouvés dans certaines banlieues depuis de nombreuses années…

Source : Libé

5 commentaires

  1. Papa le

    Hmmm non. Le battage médiatique autour de ce non-événement ne cible pas du tout le grand public et ne procède pas du tout d’une tentative délibérée de nous distraire de quoi que ce soit.

    Depuis l’attaque de la rédaction de Charlie, la série d’attentats qui a suivi et la vague de protestation de ces derniers mois, le ministère de l’intérieur a pris beaucoup d’importance. Le maintien de l’ordre devenant un enjeu majeur pour le gouvernement, les syndicats policiers se trouvent dans une position de force et ce à quoi on assiste n’est qu’un round d’observation entre eux et le cabinet de Cazeneuve.

    Les graffitis en question et les médias qui relaient les déclarations des uns et des autres sont des accessoires.

  2. critiqued'art le

    Bonjour,
    Quel est l’interet de relayer ces infos ici ?

    • David Geurta le

      Au moins autant que d’être critique d’art… Aucun intérêt !

      • BRANL8 le

        c toi le david Geurta sur Instagram ???