Trains murs & frets de Most JBCB

Most JBCB-511

Venant de la région de la Ruhr, Most a pu apprécier dans les années 90 la déferlante impressionnante du graffiti sur trains initiée par Chintz, Rio, Shark entre autres.

Résident désormais à Hambourg, il fait partie du crew JBCB connu pour ses productions de qualité en Europe et accompagne régulièrement Taps & Moses dans leurs missions trains.

Most JBCB-01-511

« Au départ Most représentait une bonne combinaison de lettres, rien de plus. Le nom Most sonne bien en plus. Plus sérieusement, ce pseudonyme est devenu mon nom au fil des années, mon alter ego graffiti, mon alias, le seul nom que je me suis donné. Je l'écris depuis plus de 20 ans maintenant et il inclut de nombreux souvenirs et péripéties. »

« A Dortmund, comme à Hanovre, les trains étaient régulièrement peints dans les années 90. Il y avait aussi beaucoup de graffiti dans les rues et le long des voies. On peut donc très facilement imaginer l'impact visuel auquel j'ai été soumis. Le virus du graffiti m'a rapidement contaminé. C'était ma version personnelle du graffiti des pionniers américains, cela ne ressemblait pas du tout à aujourd'hui ou 90% du graffiti est visible sur internet. C'était une scène vivante auparavant. J'ai passé un nombre incalculable de journées en station pour regarder ce qu'il tournait. Les voyages à Berlin et Amsterdam ont intensifié ma fascination pour le graffiti. J'ai progressé doucement, et je suis devenu un petit peu plus connu pour mon style. »

« Quand le street art a débarqué dans ma région au début des années 2000, cela ne m'intéressait absolument pas. A ce moment là, je faisais beaucoup de stickers avec Taps, avec simplement nos noms inscrits dessus. C'était vraiment une petite partie de notre activité quotidienne. Tout ce truc de coller des affiches et des stickers, on trouvait ça complètement nul. Pas parce que 90% des street artistes sont juste des étudiants en Design, mais parce qu'ils n'ont aucune réputation, aucune attitude intéressante. Je sais que cela peut paraitre un peu enfantin, mais j'ai toujours ce genre de sentiments quand je vois tous ces pseudos artistes sortir de nulle part et mélanger tous les styles qu'ils ont trouvé sur internet, après à peine 1 an ou 2 d'activité, ils se comportent comme des artistes snobs et sophistiqués qui considèrent les writers comme des primates. Il y a plein de gens talentueux et vraiment intelligents dans le graffiti. Il y aussi de fabuleux muralistes, illustrateurs et artistes qui interviennent désormais dans l'espace urbain. En vieillissant, ils ont arrêté le graffiti, et certains comme moi continuent. »

Source texte : Widewalls

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>