Mathieu Tremblin dessine des nuages de mots-clés

Tag Clouds-01-511

Tag Clouds, projet artistique initié par Mathieu Tremblin en 2010 dans les rues de Rennes, est un principe de peinture murale qui consiste à remplacer les tags sur les murs de la ville par des traductions lisibles et rigoureuses comme celles des nuages de mots-clés présents sur Internet (tag clouds en anglais).

Tag Clouds, rue de Gaillon, Rennes, 2010. Mathieu Tremblin

Tag Clouds, rue de Gaillon, Rennes, 2010. Mathieu Tremblin

Tag Clouds, rue de Gaillon, Rennes, 2010. Mathieu Tremblin

Tag Clouds, rue de Gaillon, Rennes, 2010. Mathieu Tremblin

« Être attentif au tag dans la ville, pister un tagueur, permet d'emprunter des chemins différents de ceux, fonctionnels ou consuméristes, ménagés par les gouvernants de l'espace urbain. »
-Mathieu Tremblin

Rennes, 2010. Mathieu Tremblin

Rennes, 2010. Mathieu Tremblin

Rennes, 2010. Mathieu Tremblin

Rennes, 2010. Mathieu Tremblin

« Tag Clouds pointe une analogie entre les tags physiques et les tags virtuels, autant dans leur rapport à l'occurrence, que dans un rapport au balisage d'un cheminement. »
-Mathieu Tremblin

L'artiste a depuis réalisé de nombreux Tag Clouds dans différentes villes :

 Place publique, Toulouse, 2011. Mathieu Tremblin

Place publique, Toulouse, 2011. Mathieu Tremblin

« L'objet d'un geste artistique dans la ville n'est pas de délivrer de manière explicite un message – ça c'est celui de la publicité, de la signalétique ou de la propagande – mais plutôt de questionner une situation et de mettre à jour des rapports de force entre des usages et des gouvernances. […] Avec Tag Clouds est questionnée la prédominance d'un langage technocratique et de la propriété privé dans nos expériences et imaginaires de ville. »
-Mathieu Tremblin

Cour des 50 otages, Nantes, 2010. Mathieu Tremblin

Cour des 50 otages, Nantes, 2010. Mathieu Tremblin

Cour des 50 otages, Nantes, 2010. Mathieu Tremblin

Cour des 50 otages, Nantes, 2010. Mathieu Tremblin

« Il y a une idée répandue selon laquelle la ville appartient aux tagueurs – le geste est interprété comme propriétaire puisque relevant de la signature –, mais il serait judicieux de reconsidérer que ce sont les tagueurs – et surtout leurs tags – qui appartiennent à la ville. »
-Mathieu Tremblin

Rue du Frout, Quimper, 2012. Mathieu Tremblin

Rue du Frout, Quimper, 2012. Mathieu Tremblin

Rue du Frout, Quimper, 2012. Mathieu Tremblin

Rue du Frout, Quimper, 2012. Mathieu Tremblin

« Le terme street art a été adopté par des artistes et des galeries quand leurs produits dérivés – des croûtes, pour la plupart – sont devenues rentables sous cette étiquette sur le marché de l'art début 2000. Utiliser street art à tout bout de champ, c'est empêcher de penser la richesse et la diversité des pratiques.  »
-Mathieu Tremblin

Gontardstrasse/Karl-Liebknecht-strasse, Berlin, 2010. Mathieu Tremblin

Gontardstrasse/Karl-Liebknecht-strasse, Berlin, 2010. Mathieu Tremblin

Gontardstrasse/Karl-Liebknecht-strasse, Berlin, 2010. Mathieu Tremblin

Gontardstrasse/Karl-Liebknecht-strasse, Berlin, 2010. Mathieu Tremblin

« Et cela sert uniquement ceux qui ont des démarches propriétaires, spéculatives et coercitives ; le street-art devient le gentil et le graffiti sauvage le méchant. Le monde dans lequel j'évolue est plus complexe que cela. Cependant, loin de moi l'intention de faire un procès aux artistes qui se sentent confortables avec cette étiquette et qui en bénéficie pour leur carrière – dont je fais, malgré moi, partie. »
-Mathieu Tremblin

Source : Mashable

65 commentaires

  1. Non le

    Remballe ton concept tout naze.
    # Suce

    • This is it le

      aaaah la la, dès qu’on sort un peu des sentiers battus, ça crie, ça miaule, ça panique…

      Ce qui me donne envie de chialer, c’est le manque d’ouverture d’esprit chez autant de graffeurs… Vous êtes vraiment des ultras-conservateurs, et ça fait peine à voir.

      • Rencontre du 3eme Pshiiit le

        Parc’que buffer une culture pour des hashtags pour toi c’est s’ouvrir intellectuellement?

      • freddy krueger le

        « Ce qui me donne envie de chialer, c’est le manque d’ouverture d’esprit chez autant de graffeurs… »
        « ouverture d’esprit » ! décidément je ne supporte plus cette phrase, ou les gens qui l’utilisent je ne sais plus…
        sinon comment tu veux rester calme quand un connard dans le genre s’amuse a toyer tout le monde, y comprit des tags d’une dizaine d’années, tout ça pour un énième « concept » tout naze (leur spécialité aux frangins visiblement) juste bon a faire la pub pour les prochaines merdes qu’ils auront a vendre, et ça ose prétendre défendre le graffiti alors qu’ils n’y ont jamais rien compris.

        « Vous êtes vraiment des ultras-conservateurs, et ça fait peine à voir. »
        et ceux qui utilisent des termes politiques alors que ça n’a rien a voir pour discréditer les autres m’énervent tout autant, bien que ça fasse parti intégrante des techniques des gens « ouverts d’esprit » n’est ce pas ?

        • D-crasse le

          Regarde les choses en face Freddy, c’est exactement ce que tu es : un ultra-conservateur du graffiti, toi plus que tous les autres…

        • freddy krueger le

          ce que je te reproche c’est le terme employé « ultra-conservateur », t’aurais dis « sectaire » ça m’aurais pas posé de problème j’assume complètement.

      • Laska le

        Ben c’est surtout très irrespectueux vis à vis des tagueurs … son projet peut sembler pertinent en apparence, mais qu’il le fasse à côté des tags ou à un autre endroit… pas en les effaçant comme un vulgaire service de mairie ou une simili police du bon goût. C’est pire qu’un toyeur.

        • Papa le

          En vertu de quoi devrait-il nous respecter alors que nous-même ne respectons rien ni personne ?

        • freddy krueger le

          « En vertu de quoi devrait-il nous respecter alors que nous-même ne respectons rien ni personne ? »
          bah il est censé « défendre » les tags vandales et il les nettoie, si tu vois pas la contradiction…
          quand au respect il fait ce qu’il veut mais quand il va croiser des geurtas il va subir le même sort que tout les toyeurs (demande a lush comment ça se passe) et il l’aura pas volé…

  2. zebulon le

    on touche le fond, quel misère , j ai envie de chialé…

  3. poulpi le

    Pour une fois qu’un gars a un discours qui se tient.
    rien que pour ça +1
    « Le terme street art a été adopté par des artistes et des galeries quand leurs produits dérivés – des croûtes, pour la plupart – sont devenues rentables sous cette étiquette sur le marché de l’art début 2000. Utiliser street art à tout bout de champ, c’est empêcher de penser la richesse et la diversité des pratiques. « 

    • freddy krueger le

      « Pour une fois qu’un gars a un discours qui se tient. »
      ça se tiendrait si il n’avait pas parlé de « la richesse et la diversité des pratiques » du street-art, qui pour moi se résument a des travaux manuels de CM2…
      mais c’est surtout cette phrase qui m’a fait rire:
      « Cependant, loin de moi l’intention de faire un procès aux artistes qui se sentent confortables avec cette étiquette et qui en bénéficie pour leur carrière – dont je fais, malgré moi, partie. »
      déjà le « malgré moi » fallait oser, et c’est comme si j’expliquais pendant une heure que les tags c’est pas bien avant d’aller défoncer les rues au fat…

      • Papa le

        Je vois ses trucs tourner sur le net depuis des années et je trouve ça chanmé depuis le premier jour. Mais sa prose… faut dire qu’il enchaîne les conneries et les platitudes, là.

        C’est toujours mieux quand on ne connait pas le gars.

  4. BRANL8 le

    et sinon il a juste 5 photos sur le net sur son travail???

  5. Parle à mon cul le

    Pour lui le graffiti sert uniquement de base à un travail contemporain donc il fait exactement la même chose que tous ceux qui parasitent le graffiti pour se faire un nom (d’où son malgré lui sûrement), lui le fait en ricochet grâce à des concepts faciles et parce qu’il ne s’intéresse pas comme les autres au public spécialisé en s’appuyant sur son nom d’artiste.
    Sa distance pourrait être une force s’il elle n’était pas sa principale faiblesse, c’est un transfuge (traître ?) vu que le graffiti est considéré plutôt un sujet d’étude comme composante de l’urbanité… il est donc l’ambassadeur de son groupe de recherche (je ne fouille jamais trop avec lui parce qu’il faut prêter allégeance avant de comprendre et c’est en ça que ça me gêne.)
    Il a plein de choses sur internet (c’est un positionnement de chercheur plus que d’artiste d’où son problème de positionnement), son groupe de recherche par exemple parle pour lui dans ses trois objets :
    – Interroger les œuvres d’art contemporaines et les conditions de leur genèse et de leur diffusion ou inscription dans l’espace (physique, public, médiatique, artistique, social, économique…)
    – Dégager des modèles d’analyses nouveaux susceptibles d’enrichir les pratiques interprétatives
    – Elaborer des outils conceptuels pouvant nourrir les recherches poïétiques, esthétiques et méthodologiques et leurs effets sur les usages artistiques.
    En bref il étudie et recycle le graffiti pour sa gueule, un street-artist de plus donc qui ne conteste pas le cadre de référence, un vendu du spectacle donc ^^

    • Parle à mon cul le

      C’est beau la générosité et la condescendance, à croire que c’est ta marque de fabrique ;).

      • Que veux-tu ? que j’argumente sur la lecture critique que tu fais de mon CV. J’ai eu une carrière purement artistique pendant 9 ans (sans tomber dans le jeu du marché de l’art ou de la commande décorative qui sont principalement les deux seules options pour subsister en dehors d’un travail alimentaire), et puisque j’ai décidé de faire une thèse en 2014 parce que j’en avais ras-le-cul de la nullité des commentaires sur l’intervention urbaine et de la soumission des pratiques urbaines à une lecture marchande, tout à coup je ne suis plus que le produit de la recherche l’université. C’est atterrant comme raisonnement. Néanmoins je suis d’accord avec toi depuis 10 ans, mon intérêt pour le graffiti tient à la question des limites, pas à la question de la pratique forcenée. Je laisse cela aux spécialistes que je ne suis pas. J’essaie juste d’avoir une démarche constructive dans ma pratique et ma réflexion. Et sinon je considère que le graffiti fait partie des urbanités, bien entendu, mais ma pratique n’est pas focalisé uniquement la-dessus, même si c’est la partie la plus visible sur les blogs…

  6. Et pour le « malgré moi » puisque tu reprends ce passage, le blogger a publié un passage d’un échange de mail sans mon accord où je brossais rapidement ce qui me posait problème avec l’utilisation de street art pour tout et n’importe quoi. Ce « malgré moi » voulait juste dire que je suis lucide sur le fait que cette étiquette que les bloggers posent sur mon travail pour faire le buzz me profite même si je m’en défends à chaque fois qu’on m’assimile à ce terme… c’était juste de l’honnêteté intellectuelle. Et excuse moi pour l’ironie de mon précédent commentaire mais tu comprendras que le fait que tu avances masqué n’est pas plus motivant que cela à te répondre puisque je ne sais pas d’où tu parles. Et je le redis néanmoins même si je ne suis pas d’accord sur tout, je pense que ta « démonstration » est censée à plusieurs endroit, je n’ai pas de prétention autre que l’expérience et l’expérimentation lorsque je fais mes interventions. Bonne continuation.

    • Parle à mon cul le

      Ton Cv m’a simplement convoqué sur les nombreux points de légitimité que tu distilles (j’ai d’ailleurs cru voir que tu créais des collectifs et après tu annonces qu’ils t’invitent en tant qu’artiste ?!?), je voulais juste informer les autres que tu prenais l’angle du graffiti par le bout de l’urbanisme en faisant du graffiti une de ses composantes (le tagueur appartient à la ville semble être ton premier diktat et notre premier point de désaccord philosophique) alors que pour moi ça ne s’y limite certainement pas vu que ce n’est qu’un passage et que la vocation est bien plus grande que de mettre au tapin un quartier. Tu parles de neuf ans quand nous ça se compte en décennieS, sauf que justement les carrières culturelles ne nous semblent pas être la solution, alors imagine un peu la violence subie et surtout quel discours tu tiendrais à notre place… l’empathie c’est aussi ça et c’est grâce à elle que j’arrive néanmoins à t’accueillir.

      Je ne connais pas ton travail artistique pré 2014, je ne sais même pas si c’est du graffiti mais je sais en tout cas que tu te permets de nier des vies pour des expérimentations à nos dépens (nuage clouds : j’espère juste pour toi que mon pote ne va pas te planter pour ça maintenant que j’ai compris que tu le faisais vraiment).

      Après tout le monde doit manger donc je comprends que tu veuilles avancer, de mon côté j’attends généralement que les gens meurent avant d’apprécier leur impact à la lumière de leurs actions et de la tenue de leur ligne de conduite; tu as le droit de changer et surtout d’évoluer donc si les blogs focalisent sur la partie graffiti c’est aussi que donc tu en profites donc on se rejoint sur ce point là. Comme certains ont refusé ou n’ont pas pu le faire ils ne peuvent que te le reprocher, on en est juste là.

      J’explique souvent ici que j’avance masqué pour ne pas m’associer à mes critiques et pour que mon travail (anonyme, inédit et politique le plus souvent) n’intervienne pas dans mes propos qui sont plus pour les autres même si au final ça me permet de poser les mots qui vont sûrement éclore ici ou là.

      Je disais plus haut que je ne te lisais jamais complétement parce que ton raisonnement est celui d’un urbaniste universitaire d’une autre époque à la fois chercheur et artiste (compliqué je sais avec une sortie pourtant^^) donc tu pars du principe que tu aimes la ville alors que moi je rêve de son implosion (sociale?); comme je n’ai pas le loisir d’avoir des loisirs comprend que tes expérimentations sont simplement des hobbys créatifs pour moi parce que tu te permets de jouer avec les tags de personnes qui n’ont que ça dans leur vie (c’est là le vrai graffiti pour moi une dimension sociale qui se transforme en writing quand il y a une démarche plastique et en street-art quand elle devient marchande) et qu’en ce sens tu nous NIE (tu ne réponds qu’à moi d’ailleurs ?). A toi de me dire maintenant ce que je dois faire maintenant de cette violence quand toi tu vas passer à autre chose comme donner des cours, des conférences et sûrement… des leçons ^^

      Je ne pense pas que ma démonstration en soit une (c’est aussi ça qui m’a fait te répondre comme ça) parce qu’elle te proposait juste un contre-chant gratuit, ça m’a permis de découvrir les nouveaux vandales (je suis à la bourre je sais mais je les attendais plutôt ici tu sais) et donc que si tu valides la démarche de SAEIO qui considère que le vrai problème est de « transgresser le graffiti » (OUAH, elle est pour toi celle-là Freddy^^) c’est vraiment qu’on est pas du même monde parce que vous vous trompez sur l’objet ou la destination… toujours à nos dépens. Je ne peux donc que t’associer à ceux qui se rêvent en artiste (chercheur par défaut donc ?) et n’en peuvent plus d’être associé aux street-artist en se drapant de la subversion du graffiti que vous trahissez pourtant parce qu’avec vos diplômes et/ou vos cursus en école d’art vous savez ce que vous faites et que vous avez le choix d’autres médiums justement (éditeur de fanzines c’est bien aussi ^^)

      Pour moi les nouveaux vandales c’est un peu comme le cinéma de la nouvelle vague (l’amour de la décadence par simple ennui ?) et si on était à la fin des années 50 vous prendriez des pots avec Godard quand nous on prendrait des balles dans la Casbah (Bataille d’Alger est aussi de la fin des années 50 comme quoi ce problème n’est pas nouveau) et vous ne comprendriez pas tout autant cette couleur sourde qui fait de nous des racailles à vos yeux (vous êtes au courant qu’il y a des injustices qui conduisent au drame AUSSI à cause de l’urbain, du manque de dialogue ou encore du manque d’espace d’expression ?).

      Le vandalisme c’est comme la barbarie, souvent la dernière cartouche et c’est en ça qu’elle n’est romantique que lorsqu’on meurt pour elle et pas quand on en devient fétichiste. Si les blogs ne publient que ça c’est justement là que tu dois te poser les questions de ta légitimité à en parler, à intervenir dans l’espace public (je dois passer un master aussi ?) et surtout à jouer avec vu que c’est aussi toi qui est maître de ta com.

      Je crois que ce qui me gêne le plus au final c’est que vous manquez de prétention pour vos actions (jamais de fond soc(ét)ial ?) qui n’a pour but que de vous inscrire dans le champs artistique. Normalement l’art doit proposer des solutions (du moins poser les questions qui dérangent ou du moins susciter un débat) d’autant plus quand il s’impose dans l’espace public c’est juste ça que je te dis et c’est en ça qu’on a le droit de poser aussi notre point de vue surtout quand on vous voit perdus 😉

      N’hésite pas en tous cas de te reconnecter à la base dont vous vous servez à longueur de propos dans une recherche de liberté créative, nous faisons partie du public empêché donc nous recherchons déjà la liberté d’être nous-même et c’est justement ce qu’Ils ne veulent pas nous laisser donc tu n’oublieras pas de m’envoyer un mandat parce que je ne vais pas te demander de m’apporter du bédo dans ton boule alors que pourtant je pense le mériter ;).

      Vous fixez juste les prix quand on en paye les coûts, je veux juste que vous nous voyiez enfin et tous ceux qu’on représente parce que ça continue…

      • pioupiou le

        Franchement ton intervention c’est de la sacree branlette intellectuelle. Je savais pas vraiment quoi penser de Nuage Cloud. Mais a voir ses detracteurs et le caractere ras-des-paquerettes et la vulgarite de leurs argumentations, j’aurais plutot envie de prendre le parti de Mathieu Trembiln.

        • Parle à mon cul le

          Je pense qu’à l’inverse de nous tu ne t’es pas fait karchérisé par Matthieu, que tu ne pratiques pas le graffiti comme on le revendique et que tu as bien sûr le droit d’avoir des opinions qui parlent aussi de toi. Je ne parle que de moi et de ce que je connais donc comme Matthieu n’a pas le monopole de l’ironie (merci quand même pour tes efforts ^^), je lui fais simplement part de retours que sa pratique décomplexée entraîne forcément… je recycle la violence subie comme je peux, la question principale ici semble de savoir si la rue appartient d’abord aux vrais gens ou aux artistes ?

        • pioupiou le

          Oui la rue n’appartient plus aux vrais gens, et guere plus aux artistes. Le vrai probleme c’est les politiques d’urbanisation qui veulent des quartiers propres qui plaisent aux touristes aux riches. Et tant pis si il aura fallu expluser des familles ou faire monter les loyers (cf. Marseille capitale de la culture). Mathieu Tremblin n’a aucun role la-dedans. Et puis meme si j’adore le graffiti je m’inquiete plus de la disparition des commerces de proximite dans nos rues que de de la disparition des tags.

      • Merci de ta réponse détaillée Parle à mon cul, j’essaie de te répondre dans la mesure du possible et je t’invite à continuer par mail si tu le souhaites.

        “(j’ai d’ailleurs cru voir que tu créais des collectifs et après tu annonces qu’ils t’invitent en tant qu’artiste ?!?)“ : j’ai fait parti d’un collectif américain que je n’ai pas créé et avec mon pote on a du choisir et monter les œuvres des membres de ce collectif donc avoir une double casquette puisque notre boulot était aussi dans l’expo… contrairement à l’expo suivante où une curatrice s’est occupée de choisir les travaux (la manière de formuler les choses a été posée par le collectif en regard de précédentes expériences qu’ils ont eu). Un CV, ça reste une manière elliptique et administrative de formuler les choses, ça ne permet pas de traduire la manière dont les choses se passent en vrai.

        “je voulais juste informer les autres que tu prenais l’angle du graffiti par le bout de l’urbanisme en faisant du graffiti une de ses composantes (le tagueur appartient à la ville semble être ton premier diktat et notre premier point de désaccord philosophique)“: En fait, ce à quoi tu te réfères c’est un passage d’un texte qui prend un autre sens hors contexte. Je voulais juste dire que le graffiti n’est pas seulement un geste propriétaire des graffeurs contre les habitants (comme les médias, la police et les municipalités le rabâchent) mais une composante de l’urbanité, des usages et des mœurs des habitants. Et une pratique subversive si on considère la manière mortifère dont la ville est administrée. Ce n’est donc pas une forme qu’il faut éliminer ou juguler puisqu’elle est le produit des habitants qui y vivent. Je m’intéresse aux usages de la ville et je considère que l’urbanisme est justement un mode de contrôle de ces usages que je n’approuve pas.

        “alors que pour moi ça ne s’y limite certainement pas vu que ce n’est qu’un passage et que la vocation est bien plus grande que de mettre au tapin un quartier.” : Je suis complètement d’accord, c’est aussi comme ça que je vois le graffiti, pour moi c’est ce qui fonde notre humanité.

        “imagine un peu la violence subie et surtout quel discours tu tiendrais à notre place… l’empathie c’est aussi ça et c’est grâce à elle que j’arrive néanmoins à t’accueillir.” : j’imaginais que mon geste pouvait être reçu de manière ludique, même si j’étais conscient qu’il pouvait être aussi vécu comme une instrumentalisation ; je ne me rendais pas compte que cela pouvait être ressenti avec autant de violence.

        “je sais en tout cas que tu te permets de nier des vies pour des expérimentations à nos dépens (nuage clouds : j’espère juste pour toi que mon pote ne va pas te planter pour ça maintenant que j’ai compris que tu le faisais vraiment)” : je sais que le style demande une vie de travail et je n’en ai douté à aucun moment. Pour moi, il s’agissait d’une transformation graphique par analogie, pas de nier quoi que ce soit.

        “Après tout le monde doit manger donc je comprends que tu veuilles avancer, de mon côté j’attends généralement que les gens meurent avant d’apprécier leur impact à la lumière de leurs actions et de la tenue de leur ligne de conduite” : je n’ai pas fait cette intervention pour manger et n’ai jamais été rémunéré pour faire cela, heureusement. De la même, façon à part deux fois où j’ai eu l’autorisation du propriétaire, le reste a été réalisé illégalement.

        “J’explique souvent ici que j’avance masqué pour ne pas m’associer à mes critiques et pour que mon travail (anonyme, inédit et politique le plus souvent) n’intervienne pas dans mes propos qui sont plus pour les autres même si au final ça me permet de poser les mots qui vont sûrement éclore ici ou là.” : j’avance à visage découvert pour les mêmes raisons mais malheureusement, justement mes propos sont mal interprétés en regard de mon travail et inversement.

        “tu pars du principe que tu aimes la ville alors que moi je rêve de son implosion” : j’aime la partie vivante de la ville, les habitants et le désordre, par les mesures sécuritaires et l’urbanisme carcéral.

        “(tu ne réponds qu’à moi d’ailleurs ?).” : je te réponds parce que tu as pris le temps de te renseigner un peu (peut-être pas sur mon travail avant 2014 ^^) et que je préfère les débats constructifs :) plutôt que les jugements laconiques qui ne laissent pas place au dialogue ; si les commentateurs ont une opinion tranchée sur mon geste, je ne vois pas l’intérêt de leur casser les couilles.

        “A toi de me dire maintenant ce que je dois faire maintenant de cette violence quand toi tu vas passer à autre chose comme donner des cours, des conférences et sûrement… des leçons ^^” : merci pour cette leçon de vie :), tu n’as pas le monopole de l’empathie ;). Cet échange me fait remettre les choses en perspective effectivement. Comment à mon échelle puis-je faire en sorte de ne pas reproduire des inégalités sociétales. Je serai curieux de trouver une manière de le faire avec les graffeurs et non contre eux.

        “donc que si tu valides la démarche de SAEIO qui considère que le vrai problème est de « transgresser le graffiti » (OUAH, elle est pour toi celle-là Freddy^^) c’est vraiment qu’on est pas du même monde parce que vous vous trompez sur l’objet ou la destination… toujours à nos dépens. Je ne peux donc que t’associer à ceux qui se rêvent en artiste (chercheur par défaut donc ?) et n’en peuvent plus d’être associé aux street-artist en se drapant de la subversion du graffiti que vous trahissez pourtant parce qu’avec vos diplômes et/ou vos cursus en école d’art vous savez ce que vous faites et que vous avez le choix d’autres médiums justement (éditeur de fanzines c’est bien aussi ^^)” : ça se tient complètement, je crois effectivement que je vais arrêter d’interagir avec le name writing si c’est effectivement aux dépends des graffeurs que je le fais, alors que ce n’était pas mon intention à l’origine.

        “vous ne comprendriez pas tout autant cette douleur sourde qui fait de nous des racailles à vos yeux (vous êtes au courant qu’il y a des injustices qui conduisent au drame AUSSI à cause de l’urbain, du manque de dialogue ou encore du manque d’espace d’expression ?)” : perso, je ne considère pas les graffeurs puristes comme des racailles au contraire, je suis plutôt admiratif devant autant d’engagement. Après ta comparaison avec la nouvelle vague est pertinente (je n’avais pas vu les choses sous cet angle).

        “Si les blogs ne publient que ça c’est justement là que tu dois te poser les questions de ta légitimité à en parler, à intervenir dans l’espace public (je dois passer un master aussi ?) et surtout à jouer avec vu que c’est aussi toi qui est maître de ta com.” : justement, entre 2010 et maintenant il y a beaucoup de changement et je crois que je vais revoir la manière dont est diffusé mon travail pour éviter de faire de l’ombre à ceux qui sont plus légitime pour parler de name writing.

        Je crois que ce qui me gêne le plus au final c’est que vous manquez de prétention pour vos actions (jamais de fond soc(ét)ial ?) qui n’a pour but que de vous inscrire dans le champs artistique. Normalement l’art doit proposer des solutions (du moins poser les questions qui dérangent ou du moins susciter un débat) d’autant plus quand il s’impose dans l’espace public c’est juste ça que je te dis et c’est en ça qu’on a le droit de poser aussi notre point de vue surtout quand on vous voit perdus.

        “N’hésite pas en tous cas de te reconnecter à la base dont vous vous servez à longueur de propos dans une recherche de liberté créative, nous faisons partie du public empêché donc nous recherchons déjà la liberté d’être nous-même et c’est justement ce qu’Ils ne veulent pas nous laisser.” : je ne suis pas déconnecté de la base… mais c’est sûr que mon mode d’action n’est pas le même. Mais je n’avais pas réalisé que mon mode d’action pouvait constituer une forme d’usurpation de parole.

        “Vous fixez juste les prix quand on en paye les coûts, je veux juste que vous nous voyiez enfin et tous ceux qu’on représente parce que ça continue…” : je ne pense pas fixer les prix et au contraire j’ai toujours essayé de faire en sorte dans les dialogues que j’ai eu avec des anti-graffitis de défendre les puristes du graffiti. Mais il y a surement des manières plus efficaces de le faire, et je veux bien ton point de vue là-dessus.

        Parle à mon cul, merci pour cette remise à l’heure des pendules.

        • Parle à mon cul le

          Comme c’est à la fois l’apéro et le week-end vous m’excuserez de vous répondre de façon lapidaire avant de m’engouffrer dans un tunnel de travail…
          Déjà merci de continuer à me répondre malgré les avis de Capd’eau qui a bien changé depuis qu’il sort lui aussi des fanzines, nouveau positionnement que de ne plus accorder de droit de réponse aux tagueurs ?!? Troll du jour bonjour 😉

          Invitation : Je te parlais d’un truc qui concernait bien un de tes collectifs français donc ça n’apparaissait pas dans ton CV mais sur ta page facebook à laquelle je n’ai plus accès comme avant, mon internet foire aussi ^^

          Ville : dans le passage que j’ai lu tu disais juste que c’est pas la ville qui appartenait au tagueur mais bien le tagueur qui appartenait à la ville, comme ton angle est l’urbanisme tu poses donc la ville comme le début de ton raisonnement et c’est ça qu’il faut aussi savoir remettre en question. Je suggérais juste que de se limiter à la ville en faisant de croire que c’est le milieu naturel de l’homme est une erreur ; tu considère sûrement la pratique subversive comme le summum de la création mais il y a aussi le radicalisme qui quitte le symbolisme pour toucher enfin la réalité, j’en suis là et la subversion est utile (indispensable ?) au marché donc lui appartient aussi.

          Réception : Tu ne peux pas connaître le graffiti et faire semblant de croire que le ludique (le cool ?) avait la priorité sur le reste, à ta place je l’aurais fait sur le mur en face, ou attendu le passage des buffeurs et certainement pas osé effacer le travail d’un autre, c’est le fait que tu te permettes qui es violent et que tu ne vois pas ce que ça représente pour celui qui l’a fait. Tu nies des gens qui ont passé leur vie à essayer de trouver une place, au final ils se sont mis dedans (prison, agression, amendes et j’en passe) juste pour qu’il soit préservé et toi t’arrives avec tes délires qui ne concernent que toi…

          Planter : je ne parle pas de style, je parle de griffe ou de trace d’un mec que personne ne voit sinon, une transformation n’est pas une destruction/construction sans avis du propriétaire…

          Manger : je ne dis pas que tu en as tiré un bénéfice mais la couverture que ça t’apporte va sûrement te permettre de fourguer tes autres trucs, c’est un plan de carrière que tu entreprends et ça en fait partie donc c’est en ça que ça ne concerne pas ceux que tu repasses parce que tu as choisi de le faire sous cette forme et à leur dépens (je répète que tu n’as pas à effecer un tag pour une expérimentation, à moins que ce ne soit le proprio qui te le demande et on ne se gênera pas de revenir te repasser^^).

          Visage découvert : quand je dis politique c’est politique donc je ne pense pas que tu encoures les mêmes peines que moi (les sanctions sont aussi en fonction de la situation sociale donc je prends le max si mes mots ne font plus illusion ;)) et surtout que tu parles des mêmes choses qui sont en phase avec l’époque, je risque aussi des violences physiques de ceux qui pourraient savoir que c’est moi donc ça entretient aussi notre décalage, là tu risquais quoi à part des TIG (en sachant très bien que le discours street-art diplômé te permettrait sûrement de t’en tirer avec une commande publique et c’est déjà arrivé ^^) et une couverture médiatique s’y rapportant ?

          Univers carcéral : je ne connais que des villes mortes avec des zombies qui se font faucher en terrasse, je la déteste avec son cortège de tentation, de frustration et d’injustices.

          Réponses : merci de passer au-delà de la forme provocante que j’affectionne ^^

          Graffeurs : effectivement je considère que tu as justement fait le pire avec ce projet (c’est aussi ce qui le rend aussi populaire pour ceux qui nous chie dessus sans comprendre ce qu’on représente), je te rappelle que je parle de graffiti et non de writing, les graffeurs ne m’intéressent pas. Je pensais que tu venais du graffiti donc je comprends mieux que tu te rapproches des nouveaux vandales qui ne représentent qu’eux et leurs batailles de clocher (je ne suis pas un street-artist semble être leur principal combat… avec celui de finir des croûtes à temps pour la prochaine expo 😉 )

          Namewriting : content de l’apprendre vu que pour eux ce ne sont que des marques déposées, des super-héros, des storytelling et de l’action painting coincé entre le graffiti et le street-art (ils me font mal en vrai tellement ils se noient dans un verre d’eau en essayant de se raccrocher aux branches). Tu apprends peut-être que le tag est aussi un point de cristallisation des névroses/frustrations de celui qui se cache derrière, tu dois donc apprendre à composer avec leurs masques/projections et savoir séparer le bon grain de l’ivraie.
          Nouvelle vague : je tai associé à ceux dont tu relayais le travail et leur créneau c’est de dénigrer les autres acteurs pour devenir des idoles, vivement leur 27 ans ^^

          Maitre des clés : là ça fait beaucoup pour moi, je distille des graines je ne te demande pas d’être radical dans tes choix, tu devrais profiter de tes compétences en urbanisme pour faire le passe-plat et non pas déserter la place, tu es un bon communicant et ils ont aussi besoin de gens comme toi.

          Usurpation de parole : c’est surtout valable toujours pour ceux que tu relayes ensuite, si on s’intéresse à toi pour un travail sur les tags et que du coup tu les emmènes voir les nouveaux vandales (dont le chef est major de sa promo de beaux arts je le rappelle et qu’ils passent leur temps à préparer des expos j’ai l’impression) tu participes effectivement de mon point de vue à cette dictature du cool, du décadent, du consensuel et du ludique ^^.

          Matthieu si tes réponses sont sincères je suis content d’y avoir participé, bonne continuation

        • Capdorigine le

          Tu es obligé de faire un jeu de mot avec mon pseudonyme? Même si je m’en contre-fous, d’emblée ça met une ambiance qui ne m’incite pas à dialoguer avec toi. Je ne vois pas le rapport entre l’édition de fanzines(tout à la gloire d’un modèle de train, donc des ouvriers qui l’ont construit, et des gens qui ont rêvé/cauchemardé en le prenant pour aller en vacances/au travail), purement gratuite(sur 30 j’en ai offert 15 aux gens qui m’offrent le leur, 5 dans la chasse au trésor, et étant donné que j’ai surchargé ceux que j’ai fait payer avec des cadeaux divers, je n’ai pas gagné un centime). Ça c’est juste pour la pique que tu m’as lancé.

          Cette histoire de « Clouds » est symptomatique de l’essence même du tag et du graffiti: un problème d’ego. Comme si toucher à l’un de vos tags était une agression. Réfléchir c’est envisageable ou on abandonne complètement cette faculté? « C’est tout ce qu’il nous reste »…ça c’est le climax de la connerie. Ouvrez vos yeux, vos oreilles, allez vivre dans une forêt, arrêtez de faire les gars au bout du rouleau, si vous êtes là où vous êtes c’est parce que vous le choisissez, vous êtes tous adultes, et rien ne vous oblige à vivre dans la société, avec d’autres êtres humains. La Nature vous tend les bras, allez donc vous y confronter.

          « Le soleil se lève avec ou sans toi ». Soyez plus légers, vos histoires d’amendes, de prison, de trucs trop hardcore…en fait vous voulez être plus citoyens que les citoyens eux-mêmes au final.

          J’attends les attaques sur l’ésotérisme, le hippisme, etc. mais répondez à une question: qu’est-ce qui vous oblige à tagguer? Je pense que vous ne savez pas vous même pourquoi vous faîtes ça, profondément, cela vous rassure d’être dans une image d’Épinal, bien figé, avec vos règles apprises par coeur comme des paroles de rap, et vous attaquez ceux qui le font différemment, qui semble eux savoir pourquoi ils font ce qu’ils font, car ils mettent des mots dessus, ou du moins ils osent avouer qu’ils en cherchent les raisons.

          Aaaaaaah…dire que je pourrais écrire la réponse de Freddy à tout ceci…allez les gars défoulez-vous.

      • zapatate le

        tu dis que l’art doit susciter un débat alors que cette oeuvre est peut-être la seule que j’aie vue à ce jour qui montre les tags sous un angle nouveau pour le public. nous on est des obsédés, mais il y a 90% des gens dans la rue qui s’imaginent même pas qu’un tag c’est un nom par exemple. en tant qu’oeuvre de street art c’est un des meilleurs trucs que j’aie vu. on prend un truc adressé aux vandales et on l’adresse à tout le monde.
        « l’amour de la décadence par simple ennui » désolé mec, le graff c’est universel, et ça veut aussi dire que ça appartient à tout le monde, pas qu’à toi et ta couche sociale. demande à Bando… il a assez de décennies au compteur ou c’est pas encore assez pour le rendre crédible?
        et pour ceux qui chialent de s’être effacer un tag… soi vous en faites pas assez, soit vous devez passer vos journées à essuyer vos larmes. je comprends bien ce que c’est la violence de se faire effacer, mais en tant que tagueur je sais que ce que je fais est généralement perçu comme une agression donc je la ramène pas.
        comme toujours dans ce genre de discussion, beaucoup trop de rebelles qui se transforment en petits flics dès que quelqu’un sort du rang…

        • Parle à mon cul le

          Zapatate : c’est pas du street-art justement, ni du graffiti vu qu’il les efface… le graffiti n’est pas fait pour être lisible mais visible, il ne s’intéresse pas aux autres graffeurs autrement que pour alimenter l’émulation et concernant l’amour de la décadence c’est une revendication de SAEIO d’où mon pied de nez ^^. Je parle graffiti donc je ne parle pas de writing quand les mecs font ça pour faire les beaux (du genre Bando qui se rêvait en tatoueur chicanos malgré ses millions et son loft à NY), Bando c’est un connard avant tout (tu t’es déjà intéressé à lui ou pas, Squat pareil…) et il ne mérite le respect que pour avoir amélioré certains lettrages pompés 😉 ; son compteur s’est arrêté avant le passage à l’an 2000 en plus donc déjà que je ne dois rien au cainri alors t’imagines l’ami des bêtes… quand je dis que l’art doit susciter un débat je parle de social pour les gens et pas pour leur colorieurs. Se faire effacer un tag par un artiste n’est pas naturel, d’habitude ça se règle physiquement ou en représailles (j’ai failli venir visiter ta vitrine d’ailleurs et mon pote considère qu’il y a prescription). La question est de savoir ce qu’est la symbolique du tag, à qui il s’adresse vraiment et surtout à quoi il sert donc si tu le fais juste pour faire chier c’est que tu n’es pas à la bonne place et avant d’être des balances les mecs sont des homies donc c’est à toi qu’il faut reprocher de leur faire confiance… Bando serait du genre à balancer justement tellement il ne voit que lui, peut-être pas pour du graffiti mais pour tout le reste que ses millions ne pourraient pas couvrir.

        • freddy krueger le

          « et pour ceux qui chialent de s’être effacer un tag… soi vous en faites pas assez, soit vous devez passer vos journées à essuyer vos larmes. »
          t’auras compris que c’est le fait de se faire nettoyer par un mec qui est censé défendre les tags alors qu’on voit bien qu’il n’y connait rien qui énerve, si c’est la ville ou la comatec on s’en branle c’est le jeu.

          « mais en tant que tagueur je sais que ce que je fais est généralement perçu comme une agression donc je la ramène pas. »
          alors arrête le tag t’as rien compris…

        • Papa le

          à part des conseils en placements, je ne vois pas quoi demander à BANDO.

        • @parle à mon cul
          le problème du street art c’est que personne est d’accord sur la définition… toi tu y mets tout ce qui a une valeur marchande. pour moi, le « marché du street art » est une aberration, puisqu’il se résume à des toiles, des fresques, sculptures, bref, que des trucs qui existent déjà depuis bien longtemps. pour moi, la différence c’est plutôt en fonction de la personne à qui ça s’adresse: si c’est pour les graffeurs c’est du graff, si c’est pour le public c’est du street art. et les deux sont censés être gratuits et illégaux.
          pour être franc je connais pas Bando, mais c’est lui qui me vient à l’esprit quand je tombe sur des gens qui m’expliquent que le graff c’est le seul moyen d’expression des « jeunes de banlieue » ou autres conneries. je pourrais citer d’autres bourgeois encanaillés plus récents mais c’est le plus connu donc c’est de lui que je parle, même si c’est pas du tout mon époque.
          @Krueger: ok, je vois la différence mais je vois pas pourquoi choisir de se mettre en rogne plutôt que d’admettre que c’est marrant comme concept. Pour mes scrupules… quand je peins c’est dans une logique complètement égoiste, alors oui ça m’emmerde quand je pense à la quantité de gens que je fais chier, qui doivent nettoyer mes trucs sans être payés pour ça. je vais pas taguer les volets des vieilles mais ça m’arrive quand même de penser à l’impact que j’ai sur le monde en général. une poignée de minots impressionnés contre une foule de gens qui voudraient me péter la gueule. bref, je sors du sujet.

          à force de croiser ces photos partout sur le web, je vois que c’est systématiquement présenté comme un « troll » qui s’adresserait au tagueurs pour leur dire de rendre leurs gribouillis plus lisibles. gros malentendu entre le public, l’artiste et les tagueurs…

          paix et amour

        • freddy krueger le

           » ok, je vois la différence mais je vois pas pourquoi choisir de se mettre en rogne plutôt que d’admettre que c’est marrant comme concept.  »
          je choisi pas ça me fout en rogne c’est tout, comme je le disais a Papa ont a pas tous la même réaction suivant nos vies ou nos parcours, et je trouve pas ça marrant du tout…

          « Pour mes scrupules… quand je peins c’est dans une logique complètement égoiste »
          oui comme tous ceux qui font du « vandale »…
          « alors oui ça m’emmerde quand je pense à la quantité de gens que je fais chier »
          pourquoi le faire dans ce cas la ??
          « qui doivent nettoyer mes trucs sans être payés pour ça. »
          c’est rare ça, a moins que tu t’attaques aux particuliers…
          « je vais pas taguer les volets des vieilles mais ça m’arrive quand même de penser à l’impact que j’ai sur le monde en général. »
          je te rassures depuis le temps a moins de taper un gros fat en bas de chez eux la plupart des gens n’y font même plus attention, ils ont d’autres soucis…
          « une poignée de minots impressionnés contre une foule de gens qui voudraient me péter la gueule. »
          encore une fois je pense que tu sur-estime l’impact du graffiti sur le « public », mais on en revient toujours a la même question pourquoi continuer si ça te met mal a l’aise ?

        • Parle à mon cul le

          Message effacé donc réponse lapidaire : c’est bien pour ça que j’essaye de distinguer le graffiti du writing puis du street-art puis de l’art contemporain puis de l’art tout court donc l’appellation « graffiti artist » me paraît déjà galvaudé puisque c’est le writing et si on n’a de cesse de te relier au street-art c’est que ta proposition n’est pas assez dense pour être autonome.
          Le graffiti sert effectivement pour moi à s’exfiltrer d’un milieu empêché et donc se pose la question des bourgeois qui s’en servent pour s’émanciper avec des références new-yorkaises ou des envies de devenir tageur (je pense que c’est pas rédfaut plutôt que par vocation).
          Si le graffiti doit être utile à soi, le reste fait intervenir la réception et donc aller dans le sens de quelqu’un qui n’est pas soi donc dans mon cas c’est se réduire pour être accepté et c’est à l’inverse de mon évolution ascétique que j’espère partagée.
          Dans le cas de deux graffiteurs je dirais que les éléments d’appréciation restent subjectifs en sachant qu’on valide généralement ceux qui vont dans le sens d’une bonne image de soi donc je dirais : l’investissement (sans limite sinon c’est un hobby plus qu’une passion), le cout (au dépens de quoi ?) , le prix (les risques en cas d’interpellation notamment et la nature des ennemis), la prise de risque (message non entendable par la majorité donc subversion de fait qui se transforme en radicalité), la présence (avoir des places et les garder sur des supports non reconnus comme disponibles par les badauds), l’intérêt (le but caché ?), le but (la visée qui nous ferait arrêter, je pense qu’en graffiti il n’y en a pas et c’est en ce sens que c’est beau de se confronter à l’infini), le message (doit aller à l’encontre de la majorité ou de ceux qui décident pour nous) et l’intention.
          Pour s’en sortir, étant donné que certains vandales vendent aussi leur toiles il faut considérer que si on vend on ne fait plus de graffiti mais bien du writing, si on sort du travail de la lettre on devient street-artist (problème du fourre tout où on est en concurrence avec ceux qui posent des crottes de nez sous les bureaux) et enfin si on ne nous renvoit pas à notre jeunesse tumultueuse pour justifier de la pertinence d’une création on est enfin artiste… j’en suis là environ mais ça bouge aussi en fonction de vous 😉
          Dans le cas de Bando comme il a fait du graffiti pour être assimilé aux rebelles d’en bas, je dirais que c’est juste son argent qui lui a permis d’être confronté plus tôt au phénomène, qu’il avait le loisir d’en faire sans conséquences et qu’en plus après il reste dans le cliché du chien, du vol et de tout le folklore pour se présenter comme le parrain d’un mouvement dont il n’est au final que la tête de gondole, bien en place juste à côté du papier toilette
          Peace 😉

        • freddy krueger le

          « Cette histoire de « Clouds » est symptomatique de l’essence même du tag et du graffiti: un problème d’ego. Comme si toucher à l’un de vos tags était une agression. »
          mais bien sur qu’on prend ça pour une agression c’est comme ça depuis le début du graffiti et ça sera toujours comme ça, tu t’es jamais énervé parce qu’on t’as rayer ou toyer peut-être ?? et encore pire quand c’est un « concept » de merde pour se faire de la pub comme la…
          a te lire on pourrait croire que t’as jamais fait de graffiti, que tu trouves ça tellement bidon maintenant que tu renies tout ce que t’as été et ce que t’as aimé, c’est dingue…

           » Réfléchir c’est envisageable ou on abandonne complètement cette faculté? »
          et bah réfléchis sur ce qui c’est passé dans ta tête entre hier ou tu gueulais après Sari qui repassait tout les tags avec ses flops et aujourd’hui ou tu cautionnes les buff « sauvage » d’un mec qui n’a rien a voir avec le graffiti et qui se permet de repasser des rip et des tags vieux de dix ans…

           » « C’est tout ce qu’il nous reste »…ça c’est le climax de la connerie. Ouvrez vos yeux, vos oreilles, allez vivre dans une forêt, »
          non merci, tant mieux si ça marche pour toi mais moi c’est pas mon truc…

          « arrêtez de faire les gars au bout du rouleau, si vous êtes là où vous êtes c’est parce que vous le choisissez »
          premièrement je peux te ressortir pas mal de tes écrits ou t’es bien plus « au bout du rouleau » que nous, ravi de voir que t’as l’air d’aller mieux mais c’est pas le cas de tout le monde mon copain !
          et deuxièmement, et c’est ça ton principal défaut, tu sais rien de ma vie et des coups de masse a répétition que je me suis pris dans la gueule donc tes petites phrases de donneurs de leçon du genre « si t’es dans la merde c’est bien fait pour ta gueule » tu te les gardes t’es mignon.

          « vous êtes tous adultes, et rien ne vous oblige à vivre dans la société, avec d’autres êtres humains. La Nature vous tend les bras, allez donc vous y confronter. »
          mais qui t’as dis qu’on voulait fuir la société ? au contraire je veux la voir agoniser jusqu’à ce qu’elle crève, et je serais au premier rang.

          « « Le soleil se lève avec ou sans toi ». Soyez plus légers, vos histoires d’amendes, de prison, de trucs trop hardcore… »
          une fois de plus ou t’as vu qu’on était « hardcore » ? on dessine sur les murs c’est tout on fait pas la révolution…

          « en fait vous voulez être plus citoyens que les citoyens eux-mêmes au final. »
          explique moi ça ?

          « mais répondez à une question: qu’est-ce qui vous oblige à tagguer?  »
          c’est a toi de répondre a cette question perso je sais pourquoi j’ai commencé, pourquoi j’ai freiné, pourquoi j’ai repris et pourquoi je ne m’arrêterais plus, mais toi qu’est ce que tu fous encore dans ce milieu que semble t-il tu exècres ? pourquoi rester avec des gens que tu méprises (ici en tout cas), faire des expos avec eux, leurs accorder des interviews et même leurs faire des cadeaux ?
          si tu veux mon avis t’es dans dans le même cas que nous, t’es encore la parce que c’est tout ce qui te restes mais t’as trop peur de te l’avouer et surtout tu n’as plus (ou pas) la mentalité du graffeur, tu te rapproches donc des « artistes » ce qui est plus sérieux et plus respectable a 40 piges (n’est ce pas), tout en nous crachant a la gueule et en reniant ton passé par la même occasion…
          tu sais quoi je te soupçonne même de ne pas être vraiment sincère dans tes attaques, ou sinon t’es vraiment un bel hypocrite !

          « cela vous rassure d’être dans une image d’Épinal, bien figé, avec vos règles apprises par coeur comme des paroles de rap, et vous attaquez ceux qui le font différemment »
          blablablablaaaa le refrain habituel… avec la petite parenthèse sur le rap histoire de dénigrer un peu plus comme si tout les rappeurs faisait du kaaris réservé aux 12/16 ans… t’es fatigant.

          « qui semble eux savoir pourquoi ils font ce qu’ils font, car ils mettent des mots dessus, ou du moins ils osent avouer qu’ils en cherchent les raisons. »
          super les raisons, si t’as marcher dans le discours de mathieu c’est sûr on peut plus rien pour toi…

          « Aaaaaaah…dire que je pourrais écrire la réponse de Freddy à tout ceci… »
          en même temps t’as pas trop changé de registre, tu continues a nous prendre de haut, a dénigrer le graffiti tout en encensant ceux qui le détruise et a juger la vie des gens sans rien y connaitre, donc y’a pas de raison que mes réponses soit différentes…

          « allez les gars défoulez-vous. »
          ah oui c’est vrai que t’as un petit coté parano/victimaire aussi j’avais oublié…

    • Donald Duck Trump le

      L’expérimentation est sujet aux critiques non? (quand elle sont constructive j’ai bien compris, mais il y avait bien des interrogations pertinentes dont tu n’as pas répondu) Ne sois pas « choqué » des précédents commentaires. De plus ton expérience ne t’a pas poussé à la réflexion sur le buff de certains tags qui ont largement autant d’années que ta pratique de l’Art? Dommage! Cependant je trouves bien que tu argumentes et te défendent, ça change! Par contre en te mettant en avant sur Allcity ne t’étonnes pas de l’anonymat des personnes qui pratique le graffiti et ne souhaite pas se divulguer sur ce site!
      Aussi j’aurais une question, tu enseignes l’Art c’est ça? Comment peux tu enseigner une matière ou chacun à sa propre vision du sujet?
      Une dernière un brin plus personnel, pourquoi parles tu de toi à la troisième personne?

  7. Capdorigine le

    Complètement hallucinants les commentaires. Ça me donnerait presque envie de refoutre un orteil dans ce marécage. Mathieu un conseil: ne perds pas de temps ici.

      • pendant ce temps la je fais mon buzz le

        va faire des tag mathieu tremblin,si tu veux j te fais des dedicaces..

    • freddy krueger le

      « Complètement hallucinants les commentaires. Ça me donnerait presque envie de refoutre un orteil dans ce marécage »
      vas y reviens tu nous manque en plus, explique nous pourquoi tu trouve les commentaires hallucinants qu’on rigole un peu…

      • Capdorigine le

        Certainement pas Freddy…ça ne m’a strictement jamais rien apporté de tenter d’échanger ici, mis à part des soucis.

        • Parle à mon cul le

          Je dirais au contraire que dans la lignée de Mohammed Ali qui disait qu’il ne perd jamais parce que soit il gagne soit il apprend, je pense que tu te connais plus en étant venu ici parce que justement tu as atteint des limites (la fin du cycle Top Gun ?) qui te font sûrement aujourd’hui bouger. Plus il y a de tranchées et plus le front est crispé autour des fils barbelés donc attendons la trêve en nous envoyant des messages de propagande jusqu’à ce qu’un de nous lâche… enfin !

        • Capdorigine le

          Je ne réponds car je continue à lire les commentaires ici, tout comme je continue à lire Paris Tonkar ou Graffiti Art Magazine(en kiosques hein, soyons sérieux) pour voir si le niveau du questionnement évolue.
          Mais Freddy est de plus en plus dans l’auto-caricature, et Papa et Mr 10 000 alias ont des discours trop fouillis pour des zones de commentaires, donc je ne veux pas partir dans des 50 réponses pour un malentendu(mal-lu ou mal-écrit en l’occurrence).
          Mais je lis tout ce qui s’écrit, blogs, FB, magazines, livres, car je suis toujours aussi passionné, et que chaque jour j’apprend, découvre, et ouvre un peu plus mon esprit, grâce à des dizaines d’artistes talentueux.
          Tout le monde tombe sur Matthieu(1 t ou 2?) Tremblin, mais personne pour critiquer l’apéro-train-surfing des 1UP?

        • freddy krueger le

          « Certainement pas Freddy…ça ne m’a strictement jamais rien apporté de tenter d’échanger ici, mis à part des soucis. »
          des soucis carrément ? merde…
          dommage, j’aurais bien aimé voir de quelle façon un passionné de tags aurait défendu un concept aussi pourri, tant pis…

          « Mais Freddy est de plus en plus dans l’auto-caricature »
          toi qui me reprochais sans cesse de ne pas évoluer tu devrais être content.

        • freddy krueger le

          « Tout le monde tombe sur Matthieu(1 t ou 2?) Tremblin, mais personne pour critiquer l’apéro-train-surfing des 1UP? »
          non du moment qu’ils ne repassent pas des tags on s’en fout, même si c’est évident que c’est de la merde j’ai même pas cliqué dessus…

  8. joe la baroud le

    Des kilomètres de commentaires pour…

    Rien

    Des étalages de mots et de concepts vides et à peine maitrisés pour…

    Rien

    Ce type ne fait rien, il n’invente finalement rien, il ne sert à rien et ne comprend rien à la culture à laquelle il s’associe de force.

    Le néant

    Lui répondre, c’est lui donner une légitimité, or, comme disait l’ami, il pourra toujours essayer d’expliquer son concept génial, lors d’une rencontre à l’improviste, à RAP ou MONER [FLM?] D’autres défenseurs du gueuta vandal…

  9. @Parle à mon cul : mes réponses étaient sincères. Merci pour l’échange, je vais m’arrêter là puisque comme toi j’ai d’autres choses à faire :). Je reviens pas sur tes derniers mots, tu poses les choses assez clairement et avec un ton provoc que je saisis maintenant… Je comprends que tu es dans une radicalité qui m’est étrangère parce que oui je suis plus (trop ?) du côté de l’art. Je vais méditer là-dessus. Pour le CV c’est pas bien grave parce que c’est des histoires de jargon administratif à la con mais y avait surement une histoire derrière. Facebook, c’est normal, je viens d’effacer mon historique, je me désintoxique progressivement des réseaux sociaux sur lesquels j’avais décidé de ne plus passer de temps pour investir mon énergie autrement (pas de commentaire, pas de like, pas de trucs personnels) hors j’ai passé la semaine à échanger dessus et au bout du compte, j’en ai eu ras-le-cul alors j’ai fait le ménage d’un coup – puisque je m’étais promis de le faire au fur et à mesure (rien avoir avec nos échanges ni avec les commentaires de haters à qui j’ai répondu dans la mesure du possible).

    @Donald : j’ai reposté 15 fois une réponse cette aprèm mais ça n’a pas marché. Si ce commentaire fonctionne, j’essaie une dernière fois.

    • Papa le

      Si tu lis…

      L’ambiguité (peut-être accidentelle, peut-être déformée) de ton discours rend tout ça bien fade. C’est dommage, parce que j’ai beaucoup aimé ce que j’ai vu filtrer de ce projet depuis des années. Prendre les tags à contre-pied comme tu l’as fait était une bonne idée et en plus tu l’as bien réalisée. à un niveau assez proche dans mon esprit des photos de buffing de Denis Hopper ou du gars qui dialogue avec les services de la ville.

      Ça fait un moment, d’ailleurs, que je me demandais pourquoi tes « nuages » n’étaient encore jamais passés sur ce blog.

      Contrairement à certains, je ne me vois pas comme un Prince de la Ville aux œuvres intouchables. Tant qu’il n’y a pas de volonté antagoniste, je me fous complètement que mes tags/flops/graffs soient effacés ou restent dix ans. Si un gars lambda passait sur un de mes tags comme tu le fais je trouverai ça plutôt marrant. Peut-être même serait-ce l’occasion d’entamer un dialogue marrant comme… faire exactement le contraire ou signer tes œuvres avec un tag à ton nom, ou essayer de te forcer à écrire des messages subversifs en clarifiant une écriture autrement illisible. Ça aurait pu être fun.

      • La communication non-violente le

        Merci :)

      • freddy krueger le

        « Contrairement à certains, je ne me vois pas comme un Prince de la Ville aux œuvres intouchables. Tant qu’il n’y a pas de volonté antagoniste, je me fous complètement que mes tags/flops/graffs soient effacés ou restent dix ans »
        forcément t’es un trainiste, tes tags/flops/graffs sont donc condamnés a disparaitre et tu le fais en connaissance de cause, tandis que moi mon but est différent je cherche a rester le plus longtemps possible, surtout pour mes graffs.
        quand au « Prince de la Ville » (si ça s’adressait a moi) je suis surpris que depuis le temps tu n’ai pas compris que je n’en avais rien a foutre de tout ça.

        « Si un gars lambda passait sur un de mes tags comme tu le fais je trouverai ça plutôt marrant. »
        parce que t’as autre chose a foutre de ta vie mais comme l’a expliqué « parle a mon cul » il y a des gens qui n’ont plus que ça et c’est la seule chose qui restera d’eux après leur mort, donc forcément ça ne prend pas la même importance de te faire buffer quand le graffiti c’est toute ta vie et pas juste un loisir de jeunesse, mais je doute que tu puisses comprendre ça et tant mieux pour toi….

        • Papa le

          > forcément t’es un trainiste, tes tags/flops/graffs sont donc condamnés a disparaitre et tu le fais en connaissance de cause, tandis que moi mon but est différent je cherche a rester le plus longtemps possible, surtout pour mes graffs.

          C’est vrai que ça a sûrement quelque chose à voir. Avant de devenir un « trainiste » je faisais beaucoup de rues et de voies mais j’ai vite appris à ne pas m’attacher trop à mes « œuvres ». Assumer le côté « éphémère » du graffiti est assez libérateur, en fait.

          > quand au « Prince de la Ville » (si ça s’adressait a moi) je suis surpris que depuis le temps tu n’ai pas compris que je n’en avais rien a foutre de tout ça.

          Non, c’étais pas pour toi. Je voulais juste faire un raccourci.

          > parce que t’as autre chose a foutre de ta vie mais comme l’a expliqué « parle a mon cul » il y a des gens qui n’ont plus que ça et c’est la seule chose qui restera d’eux après leur mort, donc forcément ça ne prend pas la même importance de te faire buffer quand le graffiti c’est toute ta vie et pas juste un loisir de jeunesse, mais je doute que tu puisses comprendre ça et tant mieux pour toi….

          Si si, je comprends ton point de vue mais, effectivement, nos parcours sont trop différents pour que je le partage.

  10. Jean roucas le

    Je suis assez d’accord avec PAPA, en temps que graffeur je m’en fou un peu que mon graffs soient repassés, toyés, pas respectés. Si je devais m’énerver à chaque fois que cela m’arrive, je passerais ma vie à la salle de sport!
    Je ne peins pas pour les autres, et surtout contrairement à certains ici je pars du principe que mes peintures comme les surfaces sur lesquelles elles vivent ne m’appartiennent pas. C’est une affaire de point de vue, mais quand on estime qu’un tag/graff/panel ne nous appartient pas/plus on ouvre la porte de la légitimité. Pour moi, le travail d’un tagger n’est pas plus légitime que le travail de Mathieu. Pourquoi?

    Quelqu’un a dis plus haut que cette oeuvre montrait le tag sous un angle jamais abordé. Je suis assez d’accord, un tag c’est un tag, la plupart des gens s’en foutent, ne le voient même pas, l’ignore. Atterrissez les gars, les tags n’intéressent que ceux qui les font! Ici Mathieu, même si ce n’est pas son concept de départ, offre aux gens une vision différente du tag… Il lui donne une forme inédite, il ne l’efface pas, il le reformule!!! Le point de détail que je trouve très important est que le nom du taggeur est toujours présent après l’intervention de Mathieu. N’est-ce pas le but pour un taggeur d’occuper l’espace? L’oeuvre rend service elle rend le tag lisible en plus ^^

    Le fait que Parle à mon cul décide de débattre autant est très intéressant aussi. Ce projet interroge aussi les graffeurs, pour moi c’est le coup de l’arroseur arrosé!!! Mathieu arrive (souvent sans autorisation, ce détail m’a fait marrer) reformule un tag, de la même manière que le taggeur c’était approprié le mur un peu plus tôt!!! Et c’est choquant? J’aime l’idée et je la trouve d’autant plus forte qu’elle rend le tag plus visuel pour le grand public tout interrogeant les taggeurs sur leur pratique et sur leur rapport à l’appropriation de l’espace!

    Mathieu c’est pour toi que j’écris ce message! Je trouve ça bien que tu viennes ici pour débattre et défendre ton travail… Là ou beaucoup choisissent l’anonymat pour de bonnes ou de mauvaises raisons, c’est bien que tu parles. Néanmoins n’oublie pas que dans le graff comme ailleurs, il suffit de parler avec 100 personnes différentes pour avoir 100 avis différents. Je te dis ça car il y a beaucoup de gens moins conservateurs (comme moi) qui se réjouissent chaque jour de voir des travaux comme les tiens! Je ne suis pas pro street-art, jamais, mais par contre je pense que les mentalités peuvent évoluer, que la culture (interne au graff) aussi! Et ce genre de projet y contribue!
    Chapeau mec!!!

  11. le barbue! le

    Salut, il serait peut-être temps de se dire que le tag et le graff c’est fait pour s’amuser et kiffer le délire de peindre sur des murs entre potes et de faire ce que l’on aime avec une bombe ou un marqueur. Et que de toutes façons, il y aura toujours autant de styles que de tagueurs. Donc un peu de tolérance et de respect ne fait pas mal, vis à vis des trucs que l’on aime pas. Faire son ayatola du graffiti ne fait pas avancer la machine et puis de toute façon ce n’est que de la peinture sur un mur, il y a des choses bien plus importantes dans la vie comme rigoler, respirer et péter un bon coup entre potes. One love. Big bisous

    • Parle à mon cul le

      Mes interventions sont toujours d’un jet, souvent à trois niveaux au moins et avec vocation non pas de convaincre ou d’adhérer mais bien de distiller et pourquoi pas éveiller. Tu as donc de la chance si pour toi la peinture n’est que loisir, j’aimerais être dans le même cas sauf que je n’ai de cesse de relier les événements entre eux et si tu t’intéressais un peu au manque d’expression tu arriverais bien vite aux tueries contemporaines. Je n’ai rien à vendre réellement, ce qui m’intéresse toujours c’est de vous signaler que la peinture peut aussi être psychologiquement constructive (je relis des dizaines de fois mes pavés pour comprendre mon fonctionnement intellectuel (métacognition dans le jargon) et débusquer les limites de mon inconscient qui s’exprime dans ce dispositif) et c’est seulement en ça qu’elle m’intéresse (je vais d’ailleurs commencer une formation d’art thérapeute à la rentrée parce que tout ça n’est qu’une excuse pour toucher l’autre). Ecrire sur les murs n’est pas gratuit, travailler dans l »espace public ne devraiit jamais être neutre et si Matthieu est de bonne composition c’est aussi parce qu’il sait ce qu’il a a prendre ici… faites en de même et arrêtez de vous plaindre ou de vous rassurer comme je le fais. Cap d’origine et Freddy je vous invite à vous ouvrir au maximum pour toucher ce qui vous manque encore, bonne continuation à tous

      • le barbue le

        salut parle à mon cul, je ne peux te souhaiter que bonne chance pour ta psychanalyse! Adieu!

      • freddy krueger le

         » Cap d’origine et Freddy je vous invite à vous ouvrir au maximum pour toucher ce qui vous manque encore »
        impossible t’as bien vu, et je ne vais pas raconter ma vie ici donc il restera dans ses suppositions me concernant sans jamais comprendre le pourquoi du comment…

  12. serieux ? le

    putain toute cette logorrhée pour ça ?

    allez faire du footing merde, on se croirait sur aero

    • Encore ? le

      Pourtant ça a eu les effets excomptés, l’artiste a entendu nos approches et a reconnu notre point de vue qui l’a forcé à appréhender aujourd’hui de façon différente sa démarche grâce à notre concours ici et ailleurs, mission accomplie non sans mal tu l’auras compris… on court juste quand on y est obligé sinon y’a le métro tu sais 😉

    • Keudlamerde le

      Putain merci! Mais Merci! tout ca pour un toyeur a la con qui veut s’donner une credibilité quelconque, putain mais on s’en balek!

      • Ken à veaux le

        Je t’apprends si tu ne le sais pas que ce sont ces gens qui vont parler du graffiti en institutions vu qu’ils ont les bagages pour donc je dirais qu’on doit profiter de chacun de ces mecs qui s’en sert de tremplin pour qu’il ne nous trahisse pas trop à l’arrivée vu qu’il fait ce qu’on se refuse à faire c’est à dire donner les clés d’un pavillon qui ne lui appartient pas. « Si ce que tu as à dire n’est pas aussi beau que le silence alors tais-toi ! ». Bizbiz

        • Bruit et amour le

          Quel proverbe à chier…

          Peut être un hommage à M.Pokora?

    • Papa le

      Et tu réagis aussi avec un an de retard sur Aero ?

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