Afiler, graffiti sur mur Vs. graffiti sur train

Interview afiler-511

Depuis le début des années 2000, le writer français Afiler égraine ses pièces sur les systèmes métropolitains et ferroviaires d'Europe. Il s'est également récemment rendu dans différents pays d'Amérique du Sud pour gouter aux spécialités locales et semble renouer peu à peu avec une pratique du graffiti sur murs. Ce qui ne veut pas dire qu'il est proche de la retraite, comme peuvent en témoigner la dernière série de photos. Goodfellas s'est entretenu avec le phénomène Afiler, en voici quelques extraits.

« Je me suis mis à peindre des murs et j'ai réalisé que c'était cool de voir mes productions au fil du temps, alors que les trains et les métros sont presque immédiatement effacés. Ça me permet d'apprécier ma pièce plus longtemps, les murs sont aussi bien plus visibles et ne polluent pas l'eau. Le buff sur trains produit des résidus toxiques qui se retrouvent dans l'eau. »

« Je me sens souvent plus à l'aise et en sécurité dans un dépôt de trains. Les risques sont bien plus prévisibles que quand je peins dans la rue. »

« Je ne vois absolument rien d'artistique dans mon graffiti. La vie elle même est un art à part entière, qui commence au moment ou je me lève le matin et qui dure jusqu'au moment ou je coupe mes oignons pour mon repas. Pour faire court, c'est un débat complexe mais je suis trop paresseux pour l'analyser. »

« Je trouve que tout ce que je peins est assez laid. Je suis rarement satisfait par mes pièces. On peut dire que je ne suis jamais content de mon graffiti, je suis un éternel insatisfait. Souvent, je préfère peindre 4 minutes plutôt qu'1 heure. Quand le temps est limité, on peut sentir la puissance et l'énergie qui émanent des pièces, c'est un graffiti plus frais et plus direct. »

L'intégralité de l'interview est à lire en anglais ou en espagnol ici.

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