The Wall, Rehab à la Maison des Arts & Métiers de Paris

The Wall- Rehab01-511

La résidence universitaire des Arts et Métiers à Paris, bâtiment d'architecture classique construit en 1950, fera l'objet de rénovations le 18 Juillet 2016. L'union des élèves des Arts et Métiers a donc proposé à l'administration de faire venir des artistes pour repeindre plus de 355 chambres sur 6 étages avant leur destruction.

La résidence universitaire des Arts et Métiers à Paris

La résidence universitaire des Arts et Métiers à Paris

The Wall a été sélectionné pour orchestrer cette exposition éphémère, intitulée The Rehab. Le vernissage aura lieu le 15 Juillet 2016. Lors de cette soirée, le public pourra rencontrer les artistes et les organisateurs tout en se baladant le long des couloirs pour découvrir les œuvres exposées.

Différentes activités seront aussi proposées durant la soirée : un spectacle de live painting, un espace d'expression libre où chacun pourra s'initier à l'art du graffiti, un buffet accompagné d'un DJ pour créer un espace d'échange. L'accent est mis sur la diversité des styles proposés comme le dessin, le pochoir, le collage et bien évidemment la peinture à la bombe.

Le line up : Kesadi, Agrume, Alex Trema, Bebar, Becr', Bur, Bust The Drip, Cannibal Letters, Chufy, Dashe, Dubol, Gremone, Honde, Hrlck, Jim Robert, Jo Ber, Kashink, Katre, Macka, Paella, Poter, Raf Urban, Rafael Houee, S. Mildo, Sifat, Tarek, Tetar, Jungle, Vision, Wazor, Retro, Wire, Y?not, Yarps, Nice Art, Jo Di Bona, Sadik, Skio, Xare, Kan, Creez, Babs, Crey132, Soklak, Caligr, Max132, Carlos Olmo, Pec, Bears, Hold, Hobz, Lalasaidko, Jbc, Henri Lamy…

Les lieux seront ensuite ouverts au public du 16 au 17 Juillet 2016.

Maison Des Arts et Métiers
1 avenue Pierre Masse
75014 Paris
Plan d'accès ici

31 commentaires

  1. Princessepepette le

    Bonjour. Vraiment hâte de voir ça !!
    Les 16 et 17 c’est ouvert de quelle heure à quelle heure?
    Le vernissage c’est sur invitation ou tout le monde peut venir ?

  2. freddy krueger le

    je suis toujours dubitatif quand je lis les blazes de ceux qui participent a ce genre de conneries, la liste des graffeurs qui gardent leurs frocs (déjà mince) rétrécit a vue d’œil…

    • RETRO le

      Mets déjà ton blaze, ça prouvera que ton froc, à défaut d’être mince, contient quelque chose.
      C’est bien de nous faire partager tes pensées philosophiques, et de soulever des questions mais tu y apportes quoi comme réponses ?

      • Zor-rho le

        Bonjour,

        Son blaze est connu il suffit de fouiller un peu et c’est vrai que c’est toujours bizarre de voir des gens se rincer sans avoir brillé auparavant et s’être imposé autrement que par le matraquage publicitaire.

        La philosophie est essentielle parce que c’est ça qui nous sépare de l’animal qui déboule directement sur le terrain de la violence guidé par ses instincts du genre « vas-y si t’as des couilles ^^  »

        L’essentiel c’est de se poser des questions pour ne pas se contenter et essayer d’avancer, si tu ne poses que celles à laquelle tu as les réponses ou la solution c’est que t’es déjà sur la suivante…

        Le problème c’est que tout est lié et que tu dois te rendre compte que TU fais partie du problème et c’est aussi pour t’aider à en sortir qu’on pose des questions dont on a souvent déjà la réponse juste pour te permettre d’y réfléchir et de grandir par toi-même, c’est le principe de l’émulation face à l’infantilisation.

        Le problème c’est qu’avec ton attitude tu nous empêche tous d’avancer parce que tu cherches justement à cacher tes manques en te cachant derrière un masque ce qui explique tes réactions viscérales qui au final, comme toutes les interventions ici, ne parlent que de soi…

        La question est si tu étais un autre et que tu lisais un mec sur un forum  » Mets déjà ton blaze, ça prouvera que ton froc, à défaut d’être mince, contient quelque chose. C’est bien de nous faire partager tes pensées philosophiques, et de soulever des questions mais tu y apportes quoi comme réponses ?  » qu’est ce que tu penserais de lui et de ses limites ? Le début du chemin est ici, à toi de le prendre maintenant ou tu seras condamné à subir nos questions jusqu’à ce que tu répondes enfin aux tiennes.

        J’ai déjà les réponses pour Freddy mais je suis condamné à lui poser des questions jusqu’à ce qu’il intègre ce qu’il sait déjà, il peut bien sur mourir avant, et je profite de mon regard sur vos propositions pour débusquer les miennes.. et si c’était ça la vie d’un mouvement ?

        Ps : en faisant des événements comme ça tu dois accepter les critiques, valables ou pas, parce que justement tu viens te confronter aussi à tes manques, renforce-les et Freddy n’aura plus rien à redire c’est aussi à ça que ses questions sur la récupération du graffiti servent à savoir si tu ne connais pas des artistes confirmés qui seraient susceptibles de participer à ce genre de projet et si non c’est que tu dois te poser les bonnes questions (sens, démarche, objet et… toi et tes potes dans tout ça ,)

        Bisous

        • freddy krueger le

          « Son blaze est connu »
          pas tant que ça, encore une fois je ne suis pas Seno ni un menbre des KO…

           » tu dois te rendre compte que TU fais partie du problème et c’est aussi pour t’aider à en sortir qu’on pose des questions dont on a souvent déjà la réponse juste pour te permettre d’y réfléchir »
          exactement, même si je crois que c’est foutu d’avance…

          « J’ai déjà les réponses pour Freddy mais je suis condamné à lui poser des questions jusqu’à ce qu’il intègre ce qu’il sait déjà, il peut bien sur mourir avant  »
          ça certainement !

          « en faisant des événements comme ça tu dois accepter les critiques, valables ou pas, parce que justement tu viens te confronter aussi à tes manques, renforce-les et Freddy n’aura plus rien à redire »
          si, tant qu’il se servira du graffiti pour faire de l’argent j’aurais toujours a redire et c’est pareil pour tout les autres, que ce soit des anciens ou pas, que ce soit réussi ou pas, je m’en fous, le graffiti est gratuit et ne fricote surtout pas avec le « système » ou tout ce qui s’en approche.

          « Ce qui est relou avec la philosophie (y compris de comptoir) c’est que tu ne peux plus te reposer… jamais. »
          c’est clair jamais, et impossible de revenir en arrière…

      • Loserunjour le

        Retro alias Toons KCA, franchement arrête tes discours, tu as attendu des années avant de baisser ton froc, mais tu l’as fait…

        Tes prods sont aussi mauvaises que celles de tes potes pseudograffeurs mauvais graphistes du début des années 2000 et ne méritent pas grand chose.

        Allez, bonne déco sur ta tablette.

      • freddy krueger le

        « Mets déjà ton blaze »
        désolé mais je ne peux pas me le permettre, mes dossiers ne sont pas tous sous prescriptions et j’ai un peu plus que 3 chromes sur autoroutes (fermées?) et des plaques en bois dans Paname a me reprocher, sans vouloir t’offenser…

        « ça prouvera que ton froc, à défaut d’être mince, contient quelque chose. »
        nan t’as pas compris, c’est « la liste des graffeurs qui gardent leurs frocs » qui est mince.

        « C’est bien de nous faire partager tes pensées philosophiques, et de soulever des questions mais tu y apportes quoi comme réponses ? »
        des réponses il n’y en a pas 50, si ils ne trouvent pas de « graffeurs » pour leur business il n’y aura pas de récupération, c’est simple même si c’est utopique vu le nombre de crevars que le graffiti compte dans ses rangs…
        mais je ne participe pas a toute cette merde moi je constate les dégâts que vous faites c’est tout, c’est donc a vous d’apporter des réponses, ou plutôt des justifications…

        • abstraction incotrolée le

          « des réponses il n’y en a pas 50, si ils ne trouvent pas de « graffeurs » pour leur business il n’y aura pas de récupération, c’est simple même si c’est utopique vu le nombre de crevars que le graffiti compte dans ses rangs… »

          Malheureusement ça fini souvent comme ça. C’est la foire de la frite et de la saucisse en permanence.

  3. Zor-rho le

    Si tu veux répondre à la questions c’est comment a été fait le choix, qui sont les pièces rapportées et pourquoi sont elles là ?

  4. Zor-rho le

    Et surtout qu’est ce que ça propose de nouveau accessoirement parce qu’un projet comme ça pourrait justement proposer des réponses… mais non 😉

  5. Zor-rho le

    Et une dernière pour toi vu que t’es pas en rouge (^^), que nous n’avons jamais entendu parler de toi : qui es-tu, d’où viens-tu, qu’as-tu fait, que recherches-tu et surtout qu’est ce que tu proposes de personnel qui réponde à une problématique collective ?

  6. Zor-rho le

    Et pour finir parce que c’est un truc qui ne s’arrête jamais, dans ton dernier post Facebook tu penses qu’un mec raye ta déco de palissade parce que selon toi il a la haine (.?), si tu veux bien oublier ta petite personne la question (philosophique ?) est de savoir pourquoi les gens font ça, si tu penses que c’est par jalousie ou parce que tu es trop je ne sais quoi je t’invite à réfléchir à ce que tu n’es pas assez… tu fais références à des choses plus graves pour ne pas t’en plaindre (tu profites quand même pour le publier, rappeler qu’il y a un comico en face et relayer des clichés éculés) alors que pour moi elles sont reliées, si tu ne me suis pas c’est que le mec a raison de te rayer et si tu me suis je t’invite à t’engager pour que ça n’arrive plus. Ce qui est relou avec la philosophie (y compris de comptoir) c’est que tu ne peux plus te reposer… jamais.

  7. Zor-rho le

    On va finir sur une note positive (dixit le mec qui finit jamais) donc Retro tu appartient aux graffitism à savoir des graphistes qui font AUSSI du graffiti (comme les TRB, Alex et autres mecs du genre Legz et consort), la palissade c’est votre support de prédilection parce que c’est un espace de publicité (personnelle) accessible et donc tous les tagueurs peuvent se l’approprier selon moi parce que c’est aussi un espace libre puisque tu ne peux pas transposer ta pratique sauvage sur une pratique d’intérieur qui sert à tout ce qui est loisir, se faire plaisir et aller dans le sens des gens.

    Porter ses couilles, tenir sa place et ruer dans les brancards parce que tu te sens visé quand Freddy parle de vendus c’est symptomatique de ce que tu es devenu et qui a sûrement trahi ce que tu cherchais à l’époque… c’est la vie et c’est justement parce que des gens comme nous refusons de faire ce que tu fais qu’on arrive à des guerres de tranchées.

    Si j’avais l’occasion d’investir un lieu comme ça, plutôt que faire des patchs colorés avec des illustrations qui auraient plus leur place dans un fanzine ou dans des plaquette des présentation me laissent sur ma faim parce qu’actuellement des questions se posent et que si les politiques ne veulent pas nous entendre, l’art est le meilleur exercice pour offrir un contre-champs ou des réalités qui nous touchent…

    Ici tu es dans une université par exemple et tu disposes de centaines de chambres, je t’aurais mis 355 réfugiés diplômés avec des œuvres qui rapellent leur histoire ou leur arrivée et je virerai tous les blazes pour mettre des prénoms de compagnons de route disparus… si tu veux faire moins politique tu peux aussi parler du déperissement des conditions d’études pour les mecs qui n’ont pas de parents qui peuvent gérer ou même de la confiscation des recherches pour des projets industriels à l’inverse de l’intérêt commun. On aurait autre chose qu’un ersatz de la tour 13, des trucs à la popof ou des partouzes colorées de mecs content de picoler gratos et de coller des junkies au vernissage

    La question qui se pose au final, vu que tu as passé l’âge de t’affirmer normalement, c’est savoir à quoi tu penses quand tu peins ( vendre des œuvres 2d/3d dont tes graffs sont des représentations ?), si tu ne penses pas que tu peux pousser beaucoup pluls loin le délire (si t’arrêtais de te contenter de faire du beau ou peindre pour ton (Face)book par exemple) et enfin si tu te rends compte que cette palissade que tu investis n’est pas que dans une rue passante de paname mais bien au milieu d’un monde qui bouge sans toi… souvent à cause d’impacts de bombes que nous envoyons pour imposer notre hégémonie sous des prétextes fallacieux.

    Je n’aime pas Dran par exemple, trop frileux et subversif juste comme il faut pour vendre, mais ça ne m’empêche pas de constater le fossé qu’il y a entre vous parce qu’il prend parti et c’est peut-être juste ça qu’on te demande quand tu te contentes de te rassurer grâce aux compliments de ceux que tu caresses dans le sens du poil.

    Dans notre jargon faire de la déco c’est baisser son froc donc ça n’a rien de personnel et comme tu sors la tête on en profite pour y semer quelques graines c’est pour ça que tu n’as pas besoin de connaître les blazes ou d’essayer de chercher des excuses à l’extérieur de toi…

    Après on a chacun nos limites, c’est juste parce qu’on a les notres qu’on va au contact et ta réponse nous aidera, je l’espère à trouver une sortie, une réponse ou peut-être simplement être sur de se poser les bonnes questions… oublie un peu la forme, pense un peu aux sens et tu rencontreras des humains.

    Peace ^^

    • Papa le

      Ça rejoint pas mal ce que je dis « depuis toujours » sur le street art : pas assez risqué pour être du graffiti, trop consensuel pour être du graff, et pas assez de fond pour faire de l’art un peu intéressant.

      De l’ersatz.

      • Papa le

        Ha oui, j’avais pas vu « Expo éphémère de graffiti » sur l’affiche. Tout un programme…

    • Des questions le

      Y’aurait tout un tas de questions à poser (qui ferait surement avancer le schmilblick ou pas) et pas mal d’exemples à citer pour y voir plus clair.

      Hier j’ai bloqué sur ça : https://vimeo.com/user22823950

      Combien de familles à la rue surtout dans les grandes métropoles? Envie de gerber.

      • Zor-rho le

        MErde mon post est parti donc en résumé parce que je vais pas passer ma vie à faire des loghorées :
        Rero est juste venu faire sa petite pub, ne revient pas parce que c’est douloureux pour lui de comprendre qu’il est juste un commerciale et qu’il nous reproche de poser des questions dont il voudrait qu’on ait déjà les réponses… par exemple en partageant une vidéo sur la nuit du 14 juillet il dit ça :  » Je partage ça pour le contenu comique et simpliste du ton. Pas faux, pas vraiment exact, et ce n’est pas le but. De là à penser qu’il y a un ou des fautifs à l’origine de tous ces troubles, bien malins et surtout très cultivés seront ceux qui pourront y répondre.  » Donc il se disqualifie et c’est pour ça qu’il ne comprend pas qu’on le traite de décorateur sans être jaloux ou haineux d’autre chose que de son inertie.

        Pour Farewell je n’arrive JAMAIS à regarder ses vidéos (les tiennes ?) parce que c’est lui le produit, ppour sa chambre dans le métro je l’avais sollicité pour y loger un ami et il ne m’a jamais répondu, peut-être parce qu’il n’aime pas trop partager ^^. Sa vidéo de Calais me donne des envies de meurtre parce que pour respect pour les mecs qu’il a croisé là bas il aurait pu faire véritablement la traversée et pourquoi pas en ramener quelques-uns avec lui. Il suffit de regarder ses cibles pour comprendre qu’il ne calcule que sa personne pour briller grâce au malheur du monde un peu comme JR, Kidult et ous cesw connards qui squizent la parole de ceux qu’ils sont censé défendre, je rêve d’être au sommet d’une pyramide moi aussi mais je la veux inversée c’est la différence avec les arrivistes je pense… C’est pas tout ça mais j’ai un bac philo à repasser en septembre.

        • Des questions le

          Je partage ce point de vue pour Calais. Son action est laide…c’était juste pour citer un exemple. J’aime bien les exemples dans les discours. Je trouve que ça mets en lumière la pensée.
          Du coup ça me fait penser à ça. Surement l’influence de son taff, de son œuvre…..C’est tout de suite un peu moins funky fresh vu de leurs cotés.

          https://www.youtube.com/watch?v=xr3GV2ZLHDI

          Luciano Calderon aussi a exposé quelques choses en rapport avec l’habitat. En Asie, je crois bien.

          « je rêve d’être au sommet d’une pyramide moi aussi mais je la veux inversée c’est la différence avec les arrivistes je pense »
          Pourquoi ne pas vouloir la pyramide complètement détruite????? Même inversé, il restera toujours du monde en dessous ou en dessus???

          Bon courage pour le bac de philo. Je repique mon brevet des collèges.

  8. Zor-rho le

    Pour moi la formule la plus appropriée pour le street-art est « du graffiti dilué à la pisse », on n’a qu’à faire un collectif pré-streetartriste-brotherhood et si les tenanciers d’ici ne se rejoignaient pas sur les grandes lignes sinon ce serait dommage, n’hésitez pas à repasser les plans légaux ou autres trucs à la guimauve dans votre quartier et envoyez-les moi 😉

  9. Apocryphe le

    D’accord ou pas avec ce que vous dites, ça fait du bien de lire des types qui savent mieux écrire que la moyenne sur ce blog (comme par exemple BenLaden sur BPM, qui est peut-être l’un d’entre vous…) Merci de relever le niveau.

  10. David Geuta le

    Super tes collages retro ^^

  11. Raphael le

    On peut dire ce que l’on veut, mais si on parle art, ce qui est quand meme un theme dominant sur ce blog, Retro fait preuve d’un bon niveau technique et créatif, apres, chacun sa sensibilité.

    • Moultipass le

      La question n’est pas là, Retro est un graphiste comme un autre qui surfe sur la tendance retrofutur sans rajouter quoi que ce soit de personnel alors qu’il y a tellement à faire de ce côté … on lui reproche justement de se limiter à une esthétique froide qui ne prend pas de risque donc on est plus du côté de l’artisan de l’image (qui vise donc un résultat esthétique/acceptable pour le public) que de l’artiste selon moi toujours. Le problème est ailleurs vu qu’il garde des réflexes de graffeur alors qu’il n’en est plus (totalement et complètement) et c’est en ce sens là qu’on lui montre les limites de son raisonnement de publicitaire de proximité. Si encore il avait autre chose à vendre que lui et ses paninis on pourrait peut-être parler d’art si l’art déco n’était pas déjà un style déjà déposé (aussi ?!?) ^^… Il reste à me donner ta définition de l’art mais comme pour moi il n’y a ni artiste, risque, ni effort, ni émotion ça n’en est pas toujours pas.
      PS : on parle graffiti, les street-artist sont rarement des artistes pour nous parce que justement ils ont enlevé ce qui est essentiel pour rendre l’ensemble comestible, tu t’attaches au résultat quand on s’attache au reste (exclusivement ?) et c’est en ça que tu ne nous comprends pas, bonne semaine à tous ^^

    • Papa le

      Que untel soit bon ou pas n’a rien à voir avec la discussion (ou le quasi-monologue).

      Les trucs qui fâchent, ici et ailleurs, ce sont tous ces détails qui traduisent soit une incompréhension totale de la nature du graffiti (et donc du graff) par ses promoteurs et ses acteurs, soit un cynisme à gerber de ses mêmes personnes.

      On a la notion aberrante d’exposition graffiti, par exemple, qui nie totalement la nature transgressive du graffiti en permettant à des « artistes » de faire des « graffitis » en toute légalité.

      On a le manque total de prise de recul conceptuel, aussi. Comme l’entité aux mille pseudonymes l’a expliqué, la nature de l’endroit aurait pu donner des idées intéressantes aux organisateurs mais ils ont raté le coche, bien sûr.

      On a le même manque d’inspiration au niveau individuel, d’ailleurs. Avec des participants qui se contentent de profiter d’un bon plan en faisant leur petit truc tout sec habituel. Pas d’idées, pas de concepts, pas de concertation, pas de transgression. Juste de l’exécution. Autrement dit, le contraire même du graffiti.

      On a aussi le mélange forcé et nauséeux d’artistes-plus-ou-moins-classiques-qui-font-des-trucs-dans-la-rue et de pseudo-graffeurs-qui-courrent-après-les-plans-légaux-et-les-ventes-de-toiles-merdiques. Ça devient un classique, effectivement, et ça fait bien chier.

      De « l’art » de merde, du « graff » en toc, du « graffiti » dénaturé.

      Alors ton RETRO ou ton BABZ, ils savent peut-être dessiner et ils ont peut-être fait des chiées de vrai graff dans leur carrière mais… ils restent des vendus opportunistes. Et tout le monde n’est pas à l’aise avec cet aspect du graff.

  12. Des questions le

    Il y’a certains points qui m’interpellent dans ton (votre) discours et dont je partage le point de vue. Mais j’ai aussi quelques questions.
    Si vouloir une pyramide inversé (ou pas de pyramide du tout), dans ce cas là pourquoi faire une graduation entre artiste et artisan? Ou alors ce point ne rentre pas en compte dans la pyramide? Pourquoi ne pas mettre tout sur le même plan? C’est peut être une aversion personnelle de ma part pour le mot artiste. Je le trouve galvaudé. Ça me fait penser à ces mecs/meufs qui jouent trois accords de guitare en soirée et qui se prennent pour Jimmy Page.

    On parle graffiti, les street-artist sont rarement des artistes pour nous parce que justement ils ont enlevé ce qui est essentiel pour rendre l’ensemble comestible »

    L’autre question serait qu’est ce qui est essentiel? La prise de risque? La sincérité dans la démarche? Ou autre?

    En faite, j’ai plus de questions que de réponses . Je cherche un chemin.

    • Moultipass le

      Pour papa, j’écris généralement d’un jet donc forcément que j’ai toujours des trucs à rajouter/préciser et donc ça se transforme en monologue en espérant que ça relaye le discours d’autres qui n’ont pas la distance, le temps ou le loisir de squatter internet, fief des communicants justement; un mec disait « j’écris pour que ceux d’en face ne puisse plus le faire » et c’est aussi dans ce sens qu’il faut prendre mon matraquage, faire les beaux c’est bien mais il faut aussi remettre les choses dans leur contexte (influences directes généralement) et amener l’autre sur le terrain de la réflexion plutôt que celui du réflexe (c’est quoi ton blaze ? Tu fais mieux TOI ?!?).

      Ce projet est donc une sorte de squat légal (à vue de nez toutes les pièces pourraient avoir 10 ou 20 ans dans n’importe quel squat de province sans dénoter et c’est ça qui me chagrine pour des mecs comme Bearz qui pourraient tout défoncer s’ils s’en donnaient les moyens) où des sauvageons s’enferment dans des pièces pour mettre de la couleur dans des pièces vouées à disparaître et pour un public qui pourra tout vomir dans ses discussions mondaines en chiant par la même les tagueurs comme les racailles, les mecs de banlieue et tous les galériens qui ne comprennent pas qu’il faut faire de l’oseille (comme eux) pour exister…

      Pour des questions on a sûrement des réponses mais pas sur qu’elles soient les bonnes, pérennes ou intangibles donc je dirais que :
      la pyramide inversée est valable pour tout référentiel dans une métaphore de chaine humaine ou chacun à pour mission d’élever les autres (c’est ma conception de l’humanité version ascétique donc un peu utopique), les artisans sont des gens biens sauf s’ils se prennent pour des artistes, ce n’est pas le même métier donc le même arbre dans l’évolution… l’artiste accepte de ne pas être dans le contrôle et c’est en ça qu’il sort de sa zone de confort pour trouver de nouveaux territoires, l’artisan répond aux commandes ou fait des trucs pour les autres d’où le problème de sincérité, d’intention et de résultat mis en perspective.

      Le graffiti pour moi c’est de l’art brut et le street-art de l’art contemporain donc à un moment il faut aussi choisir dans quel référentiel on se trouve et ça tombe bien que Retro soit sorti du bois mais par contre ça fait longtemps qu’il est pas revenu des chiottes, la tourista sûrement.

      L’essentiel dans le graffiti est pour moi le besoin de s’exprimer (pas l’envie généralement guidée par l’ennui ou d’autres qui se rincent alors qu’ils ont commencé après ^^), l’investissement personnel (sans concession donc travail à temps plein avec la vie qui va avec), la gratuité de la démarche, la revendication collective (injustice sociale, place de l’homme dans la société…), la prise/tenue de place à la ville/publicité, la séparation avec le public (pseudonymat pour ne pas se faire polluer par les caresses du maître chien) et une approche jusqu’auboutiste qui fait du prétexte un truc ultime (tuer ou être tué pour tenir sa place et empêcher quelqu’un d’autre de contester sa contribution à l’œuvre globale d’une génération), l’abnégation, l’émulation et surtout un moyen de s’en sortir en se confrontant à d’autres donc à soi… et enfin en sortir, je suis contre le principe de graffiti artiste aussi parce que les deux sont antinomiques ( le graffiti est le moyen d’acquérir un statut, artiste au pire mais à condition de rester entier et de ne pas fagocyter l’espace ou l’expression, ça pousse toujours derrière) de mon point de vue toujours.

      Pour moi être artiste n’est donc pas une fin en soi mais bien un poste qui permet de passer des idées, ceux qui se contentent de faire de l’extrait de graffiti ramené à un autre domaine pour imposer un style (alors que c’est juste le traitement dans la digestion de plusieurs influences croisées) et coller à un marché donc à une demande donc à l’argent ou pire la fame ^^

      Le street-art c’est le consensus et c’est en ça qu’il fait la part belle aux médiocres, aux vendeurs de rêves et aux gens qui peuvent se targuer de les connaître (si sulfureux les mecs qui sortent la nuit dans la rue tu vois) donc je reproche sûrement aussi et surtout aux organisateurs de ne pas chercher plus loin que ce qui a déjà été fait et aux post-graffeurs de se fourvoyer dans des choses comme ça juste pour avoir l’impression d’exister ou d’être (enfin ?) accueilli.

      N’hésite pas, je ne suis pas loin

      • Des questions le

        Je suis tombé sur ça hier, dans la revue Hey. Un cours texte de Zoo Project. La réponse qu’il a faite au journaliste qui lui demandait une interview.

        « Je ne suis pas intéressé par les revues artistiques et en général je n’aime pas le street art. Je n’aime pas parler de mon travail. Je considère que tout ce que je veux dire, je le dis sur les murs. Je rajoute même des maximes pour rendre le dessin plus accessible. Si vous voulez faire un vrai travail sur mon taf, il faut aller interroger les gens dans la rue, c’est beaucoup plus intéressant que tout ce que je pourrais dire. »
         » Je refuse les expo et les magazines. Je trouve que d’entrer dans ce milieu est à l’opposé de l’essence de l’art de rue. Je revendique le fait de fuir ce milieu.

        Même si les réponses ne sont peut être pas les bonnes, elles aident néanmoins à orienter et à construire une pensée cohérente et en accord avec la façon dont on voit la société et ici la place de l’art ou du graffiti dans celle ci. Ça part tellement dans tous les sens depuis un certains nombres d’années, on est submergé d’images et d’informations de tout bord que je trouve ça bien de freiner parfois le rythmes et de se poser les bonnes questions pour voir le chemin que l’on va prendre ou celui que l’on s’apprête à entamer. Et fuir les milieux où l’on ne se sent pas à sa place.
        J’aime l’artisanat et l’illustration (intelligente) mais malgré tout, en ce qui concerne la deuxième, j’ai beaucoup de mal à adhérer à ce qu’elle sert. Retrouver des dessins sur des boites d’allumettes ou des canettes de bière, je trouve ça laide. C’est peut être en ça que j’ai partagé le texte plus haut. On s’éloigne des codes du graffiti et on se rapprocherait peut être plus de ce que font les gens du « street art » pourtant le discours du mec avait l’air de rester intègre. J’ai toujours vu le graffiti comme une sorte d’illustration, gratuite et dans la rue. Je m’interroge aussi sur le taff de Blu par exemple.
        J’aime généralement voir ce que les gens font dans la rue mais je trouve ça souvent plat et pas nullement pertinent. On « rénove » des quartiers banlieues dans certaines villes à grands coup de fresques subventionnées juste décoratives et cul-cul la praline alors que pour ma part, j’y verrais plus inscrit ce qui a fait l’identité d’un quartier ( des luttes sociales, la pluralité des habitants, l’histoire musicale de certains lieux). Voir pourquoi pas y faire peindre les habitants eux même. Après tout, qui sont les plus concernés par ses rénovations?
        Sinon à quand des fresques Dysneyland le long des autoroute dans l’est parisien pour décorer les chemins de leur eldorado????? Ça arrive à grand pas ainsi que les drones de vidéosurveillance pour les protéger.

        Je suis plus sensible à l’art des outsiders. Les gens en marge, du fait qu’il ne rentre pas forcément dans des cases bien définies, ça casse souvent la monotonie et la consanguinité visuelle. Les peintures / dessins de Fred deux sont d’ailleurs une des choses les plus agréable que j’ai vu dernièrement.

        Enfin voilà. Les questions nous poussent dans des retranchements. Elles bousculent parfois aussi les fausses certitudes que l’on s’étaient crées et font apparaitre d’autres perspectives. C’est comme ça que l’on grandit et que l’on trouve un chemin pour s’émanciper d’une pensée rassie.
        Merci pour les réponses. Si j’ai d’autres questions, j’hésiterai pas.

        • Parle à mon cul le

          Déjà je ne comprends pas ta question, s’il y en a une mais tu me permets de parler de lui donc je te fais un retour sur une lecture en diagonale d’un mec dont j’ai toujours vomi le travail pour plusieurs raisons :
          – la création n’est pas une fin en soi
          – Laisser parler les gens dans la rue de ses œuvres c’est un peu facile, je préférerai qu’il s’adresse plutôt aux puissants (par leur biais ?) plutôt que de verser dans les trucs beatnicks qui font pour moi un collabo
          – La seule façon de sortir de sa zone de confort c’est justement aller se confronter aux milieux dans lesquels on n’a pas sa place, à défaut de changer le référentiel on se construit en opposition
          – Encore un connard qui pense que les fresques dans les quartiers sont un bien commun (la musique mais il est sérieux ?!?)
          – Parler d’intelligence c’est comme l’argent, ça obsède que ceux qui en manque
          – Son résultat plastique m’a toujours provoqué des réaction violente de dégoût, l’art povera, l’art brut et les œuvres gigantesques ne font pas bon ménage pour moi.
          J’ai toujours trouvé son approche candide (rien qu’à voir ses croyances pour les révolutions tunisiennes bien loin des réalités géopolitiques du duo Quatar/Tunise pour contrer l’hégémonie de l’Arabie saoudite salafiste), certaines de ses actions auraient pu être optimisée avec un peu de réflexion en amont MEME si c’est aussi cette fraîcheur qui a fait sa valeur, si tu tombes sur d’autres articles n’hésite pas à me renseigner sur la conclusion vers laquelle je dois tendre (j’en profite pour te dire que je respecte le travail de street-artist qui sont pertinents même si tu leur enlève leur parcours dans le graffiti, je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain y compris s’il pisse dedans parce que c’est aussi ça tuer le pair ^^).

        • Des questions le

          « – Encore un connard qui pense que les fresques dans les quartiers sont un bien commun (la musique mais il est sérieux ?!?) »

          Si elle ne sont pas un bien commun. Que sont elles?

          Pour le reste, je laisse macérer et je médite.

        • Parle à mon cul le

          Penses-tu que ta position me donne envie de te nourrir, je pense mieux connaître la recherche et le positionnement de Zoo project que toi c’est pour ça que je me permets; tu oublies le cadre et c’est en ça que la fresque dans un quartier n’est pas un bien commun bien au contraire, je dirais même que c’est le pire qui puisse lui arriver si on ne se concentre que sur ça. Je te laisse donc méditer tandis que je me replonge dans les problématiques qui y sont inexorablement liées, tu as le loisir de méditer tandis que je converse avec les morts donc profite et bon vernissage 😉

  13. Parle à mon cul le

    Et si tu pouvais me définir le rance dans une démarche collectiviste censée démasquer les communicants et faire la part belle au sociétal ça m’aiderait peut-être à en sortir accessoirement, n’hésite pas à être généreux sur les portions…

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